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LA COLLECTION HOMO TOURISTICUS
Le tourisme est la première activité économique du monde pour la création de richesses et d'emplois. La collection " Homo Touristicus " publie entre autres des ouvrages bilingues (français-anglais) de nature didactique; des ouvrages plus spécialisés sur des thèmes précis ; des guides touristiques sur la base d'un nouveau concept interactif et ludique ; des contributions à l'étude régionale du tourisme. Elle sera soucieuse de valoriser les activités touristiques sans négliger la perception critique et veillera surtout à susciter la créativité… Le directeur de la collection, Jean-Michel Hoerner (Doyen de la faculté STHI, nouveau président de l'Association mondiale pour la formation hôtelière et touristique, la seule association ad hoc affiliée à l'Organisation mondiale du tourisme, qui rassemble près de 200 membres (formateurs, institutionnels, professionnels) de 35 nationalités différentes est l'initiateur d'une nouvelle science du tourisme : la " tourismologie ".


 La science du tourisme
• La science du tourisme. Jean-Michel Hoerner & Catherine Sicart , 2 x 100p., 2003
(bilingue français/anglais)

La science du tourisme, premier titre de la collection Homo Touristicus, propose de nouveaux fondements pour l’étude du tourisme. Il s’attache à démontrer l’importance des trois secteurs-clés de l’industrie touristique : les compagnies aériennes, l’hôtellerie et la parahôtellerie, l’industrie des voyages.

La Science du tourisme est destiné aux professionnels et surtout aux étudiants, soucieux d’accéder à la culture du tourisme afin qu’ils puissent exercer des fonctions de responsables et de cadres dans leur future profession.


 Mémoires d’un nouveau touriste
Jean-Michel Hoerner
Le Livre :
Mémoires d’un nouveau touriste, de Jean-Michel HOERNER est le deuxième titre de la collection «Homo Touristicus», consacrée à la science du tourisme (la tourismologie); collection créée en collaboration entre la Faculté de tourisme de l’Université de Perpignan et le CIRVATH (Centre international de Recherche Vatel en tourisme et hôtellerie).
Dans cet ouvrage, l’auteur n’est plus « le marchand de fer » ou le touriste d’affaires imaginé par Stendhal, en 1838, lorsqu’il publia Mémoires d’un touriste. Les temps ont évolué, des centaines de millions de visiteurs internationaux sillonnent le monde. Ce « nouveau touriste » s’interroge même sur ce qu’il est. Il est critique et analyste.
Ce livre à la forme à un dictionnaire, où les entrées répondent au vécu touristique de l’auteur mais également à ses critiques et à ses analyses comme l’indiquent ces quelques exemples. Ainsi, avec lui, on visite Madagascar, la Turquie ou le Vietnam, on s’intéresse au viaduc de Millau ou à l’A 380, on rencontre Jacques Maillot, Alfred Jarry, Ulysse ou la Famille Fenouillard, on évoque la crise structurelle de l’industrie touristique ou l’évolution de l’hôtellerie des chaînes intégrées, on observe les conséquences du tsunami de l’Asie du Sud…
Ce curieux mélange, offert par un chercheur qui est également un touriste pareil à tous les autres, se lit comme un essai, se décline comme un voyage… Il est aussi l’une des applications de la science du tourisme, selon l’ouvrage publié par l’auteur aux mêmes éditions.

L’auteur :
Jean-Michel HOERNER, professeur de géopolitique et ancien Président de l’Université de Perpignan, est également un spécialiste du tourisme (« La science du tourisme, précis franco-anglais de tourismologie », écrit avec C. Sicart).
Il a publié, en 2003, un essai sur « Les classes moyennes dans la barbarie » et vient de terminer une comédie surréaliste, « Dali et le crime de la fausse Garbo ».


LA COLLECTION AUTRES RIVES
Née sous le signe de l'altérité et sur le continent américain, bassin de toutes les immigrations, la collection Autres Rives vise essentiellement à publier des œuvres de fiction d'auteurs venant de tous les horizons culturels, souvent confrontés à une nouvelle terre d'accueil, donc au brassage des cultures. Mais la collection Autres Rives est ouverte aux autres formes d'expressions minoritaires. La littérature catalane y trouve également un support privilégié.


 Le Seigneur de l’Aube
Odile Bordaz
Guido, jeune Florentin de dix-huit ans, voit sa famille et ses amis massacrés
Réfugié au château Saint-Ange auprès de son oncle, le cardinal Orlando, ami du pape Clément VII, il fuira vers Venise, où de nombreux drames l’attendent.
Au cœur d’un monde de violence et de passions, où catholiques et luthériens s’entredéchirent, Guido doit affronter seul les ennemis qui le traquent, mais n’est-il pas lui-même son pire ennemi?
Animé d’une impitoyable volonté de vengeance, entre la haine et le désepoir, il confie à son manuscrit ses «secrets inavouables».Le Seigneur de l’aube retrace sous forme de mémoires l’itinéraire intérieur de ce «jeune homme de l’ombre au destin trop lourd»
Odile Bordaz est historienne de l’art et spécialiste de l’Italie.
Auteur de plusieurs ouvrages historiques et scientifiques, elle a travaillé à la Sorbonne avec les plus éminents spécialistes du XVIIe siècle. Odile Bordaz est devenu romancière par passion pour l’Italie, qui lui a inspiré son premier roman Au labyrinthe avec vous descendue paru en 1986 chez N.E.L.


 Le nègre crucifié
Gérard Etienne



 Les Seigneurs de la terreur
Patrick Lorin
Balzac Editeur vous propose en cette rentrée 2006 à découvrir deux romans de science fiction. Le genre science fiction permet d’imaginer un futur passionnant et de visiter un passé glorieux. C’est ce que nos deux premiers titres cherchent à démontrer. Le premier de ces deux romans, celui de Patrick Lorin, Les Seigneurs de l’Aube, entraîne le lecteur au troisième millénaire dans l’Union Galactique, une confédération pacifique de plusieurs centaines de planètes.

Le livre :
Les seigneurs de la terreur nous plongent à l’aube du troisième millénaire. Les nouvelles technologies ont amené l’humanité à conquérir l’espace et à découvrir des races extraterrestres intelligentes et ont conduit à l’avènement d’une Union Galactique : une confédération de centaines de mondes.
Sur Corum Adonis, planète située aux bords de la Galaxie, d’inquiétants phénomènes se produisent. Dans la capitale Andropole, des émeutes se déclarent. Des citoyens s’agressent et s’entretuent sans raison. Les rescapés n’en conservent par la suite aucun souvenir. Les rares sujets qui résistent à ces vagues de folie sont pourchassés par des « ombres ». Parallèlement, Carpentier, un policier impliqué malgré lui dans les événements, tente d’échapper à des adolescents doués de pouvoirs paranormaux. Une course-poursuite s’engage dans toute la planète. Les protagonistes prennent peu à peu conscience de la menace qui pèse sur l’humanité entière.

L’auteur :
Patrick Lorin, de formation en sciences économiques, est passionné de géopolitique et de voyages (Asie, Amérique, Moyen-Orient, Europe). Agé de 36 ans, il a fait ses premières armes dans le domaine de la science fiction, du fantastique et du policier où ses nouvelles ont été primées.


 Wagons volès
Joan-Lluis Lluis
Traduit du catalan par Patricia Narach
À vingt-deux ans, Antoine Bellefargues s’ennuie à mi-temps à la SNCF, jusqu’au jour où il commet une faute irréparable et doit fuir sa ville natale, Mazamet. Il prend alors le premier train en partance et, ne sachant où aller, se décide à ne plus vivre que sur les rails. Il vole, de temps en temps, et ne quitte le réseau ferroviaire que pour travailler, quand il n’a plus le choix. Pendant ses voyages toujours répétés, il écrit à une jeune bretonne avec qui il a passé quelques jours. Peu à peu, il lui raconte les raisons de sa fuite. Visiblement, même lui n’arrive pas à se pardonner.
Avec Wagons volés, Joan-Lluís Lluís invente en quelque sorte le railway movie. Le héros souvent pathétique mais toujours sincère de ce roman nous conduit de gare en gare pour un cheminement qui ne pourrait prendre fin qu’avec une hypothétique rédemption. Ce roman, souvent dur mais jamais voyeur, raconte l’histoire d’un apprentissage manqué de la vie et de la sexualité.
Joan-Lluís Lluís. Né à Perpignan en 1963, cet historien de l’art de formation est journaliste depuis plusieurs années (correspondant du quotidien El Punt). Son premier roman, Els Ulls de sorra (1993) le révéla comme l’un des talents incontestables de la littérature catalane contemporaine. Il est aujourd’hui le représentant reconnu, aussi bien à Perpignan qu’à Barcelone, de la modernité retrouvée de la langue et de la culture catalane en Catalogne du Nord. Tous ses livres sont publiés à Barcelone.


 Would-Be (No 1) - Le chagrin du taureau
Dirk de Vos
Traduit du Néerlandais par Marnix Vincent
D.D fonctionnaire au ministère de la Culture et de la Santé à B. échappe à la routine en se glissant dans la peau d’un personnage confronté à des situations les plus étranges. Il se donne alors, en toute modestie, le nom de Would-be, son alter-ego, qui l’entraîne dans des aventures bizarres à la fois hallucinantes et cocasses. D.D. serait-il à son tour l’alter-ego de l’auteur de cette série de romans fantastiques ?
Le chagrin du taureau se déroule sous le bruissement des platanes de Céret, dans le décor de l’ermitage mystérieux de Saint-Ferréol et les arènes brûlantes de Picasso. En vacances dans les Pyrénées-Orientales, Would-be et sa femme décident d’assister à une corrida lors de la féria de
Céret. Ce qui commence comme une balade paisible, culmine en un dénouement hallucinant, dans une progression toujours plus oppressante du combat par lequel l’homme et la bête, le torero et le taureau, involontairement jouent le rôle à l’envers. La relation symbolique traditionnelle entre ces deux êtres bascule soudain dans une intrigue spectaculaire. Ce roman, narré de façon captivante et écrit avec le sens du pittoresque et une attention remarquable du détail psychologique, plonge le lecteur dans la fête, mais aussi dans la tragédie et l’ardeur de la sardane, du cirque et de la tauromachie. En dépassant le réalisme apparent des événements, Le chagrin du taureau jette un pont entre le fantastique flamand et le surréalisme catalan.
Docteur en histoire de l’art, Dirk De Vos a été pendant trente et un ans le conservateur du musée de Groeninge à Bruges. Spécialiste de l’art flamand du XVe siècle, il se passionne également pour l’art moderne et contemporain. Auteur de nombreux articles scientifiques, de catalogues et d’essais, Dirk De Vos Dirk De Vos s’est retiré dans les Pyrénées-Orientales et trouve enfin le temps de se consacrer à sa passion : la littérature de fiction.


 Would-Be (No 2) - Le lézard espagnol
Dirk De Vos
Traduit du Néerlandaispar Marnix VincentEthnologues de renom et spécialistes du continent africain, les professeurs Intrépide et Grudge sont ennemis jurés. Le premier est installé à Paris, le second à Oxford. Would-be, qui possède depuis quelques années un masque africain consulte à son sujet le professeur Intrépide. Alors que de son côté, le professeur Grudge découvre, pense-t-il, une sculpture bambara.
Tel est le point de départ d’une histoire qui a pour cadre le sud de la France. Intrépide y joue à la roulette russe avec un vagabond hongrois, tandis Grudge est trouvé sans vie dans son cottage. Scotland Yard en perd le nord. Would-be, pendant ses vacances, rencontre un étrange lézard espagnol qui lui apprendra bien des choses sur les origines de la vie et de la mort lui livrant du même coup la clé de cette mystérieuse intrigue.


 Le Fantôme de Kerouac
Kenneth Louis McGoogan
Traduit de l'anglais par André Beaudet
Roman exubérant de la grand route, Le Fantôme de Kerouac capte l'esprit sauvage et béatifique de la génération de Sur la route.
Il raconte l'histoire de Frankie McCracken, un jeune homme qui plonge dans le monde du sexe, de la drogue et des fausses sensations pour, au bout du compte, se réveiller au pays des merveilles d'un Âge nouveau peuplé de Grands Saints Vagabonds. Se déroulant principalement dans le quartier de Haight Ashbury de San Francisco et sur le sommet du Mount Jubilation dans les Rocheuses canadiennes, Le Fantôme de Kerouac nous fait voyager de Montréal à Chicago, de la petite ville de Sainte Thérèse à la Big Apple et ainsi jusque dans le Vide sans fin de l'éternité dorée.
C'est une oeuvre extravagante et folle, qui entreprend de prouver que Jack Kerouac lui même, le Roi des Beats, est encore sur la route.
Dans Le Fantôme de Kerouac, Kenneth McGoogan rend compte avec beaucoup d'émotion et de sensibilité des vertigineux changements qui ont emporté ceux qui ont atteint leur majorité dans les années 60.
Ken McGoogan est l'auteur d'un roman Calypso Warrior et d'un essai Canada's Undeclared War, pour lequel il a obtenu un prix. Né au Québec où il a grandi, il a séjourné en Californie, en Grèce, en Tanzanie, en Inde et au Sri Lanka. Il vit actuellement avec sa famille à Calgary, dans l'Ouest canadien, où il travaille comme journaliste et roule sa bosse dans une cadillac Séville 1986.


 Le Livre Bref
David Albahari
Traduit du Serbo croate
David Albahari pourrait mettre en exergue de la plupart de ses récits la formule de Montaigne : «Je suis moi même la matière de mon livre».
La plus souvent le narrateur c'est lui. En effet, sans fausse honte, sans prétendre masquer l'aspect autobiographique de la fiction, jouant la transparence, David Albahari, au fil de ces romans, se découvre avec sincérité.
Tel est le cas du Livre Bref, qui, sous une forme romanesque, d'une totale liberté de ton et de structure, présente une réflexion sur l'acte d'écrire, ses étapes, ses ambitions, ainsi que sur les doutes du créateur, sur sa capacité même à créer.
Certes, on a beaucoup glosé et écrit sur les mystères de l'écriture. on pourrait donc croire que Le Livre Bref n'est qu'une variation supplémentaire sur un thème connu. Pourtant, il ne s'agit pas là uniquement de la réflexion d'un écrivain sur son acte d'écrire, les découvertes et les impasses qu'il implique, l'angoisse du choix ou la joie des illuminations. C'est la chronique de la vie quotidienne d'un créateur. Car l'écrivain Albahari même lorsqu'il se retire pour entrer en écriture, ne cesse pas d'être un homme ordinaire. Autour de lui, le monde et la société continuent d'exister et de vivre.
Avec les gens simples du village, l'auteur échange des idées sur l'écriture elle même et le rapport qu'il entretient avec elle et celui de l'écriture avec la réalité.
Exprimé avec humour, pudeur, sincérité, sans ostentation et distance, cette réflexion sur l'écriture nous rend ce livre attachant, car la personnalité du narrateur qui s'y dévoile est elle même singulièrement séduisante.
David Albahari est né en 1948 en Yougoslavie. Après des études de langue et de littérature anglo américaines à l'Université de Belgrade, il débute sa carrière d'écrivain.
Dès 1973, il publie son premier livre qui sera suivi de nombreux autres. Il a été traduit et publié dans de nombreuses langues et a reçu plusieurs prix littéraires.Depuis 1994, David Albahari vit à Calgary dans l'Alberta (Canada).


 Les Rites de l'infertilité
Marie Melfi
Traduit de l'anglais par Joceline Doray
L'infertilité est elle source de problèmes émotifs et de tensions dans le couple ?
C'est la difficulté à laquelle semble se heurter Nina DiFiore, le personnage clé du premier roman de Marie Melfi, qui a toutes les peines du monde à mener une grossesse à terme, il semble que oui. Les multiples fausses couches de Nina sont l'occasion pour Marie Melfi d'examiner le rapport intime entre la perception que les femmes ont d'elles mêmes et la fertilité.
Pour Nina, artiste peintre, ce phénomène est ressenti d'autant plus intensément qu'elle est d'ascendance italienne, une culture qui idolâtre le rôle de la mère. Nina se retrouve donc aux prises avec la difficulté qu'elle éprouve en tant que canadienne d'origine italienne à concilier certains aspects de son passé, qui lui sont pourtant devenus plus ou moins étrangers et la culture dominante canadienne, en porte à faux avec ses préoccupations profondes.
Ces difficultés s'incarneront dans les rapports qu'elle entretient avec son mari, Daniel, professeur d'université, peu sensible à l'idée d'avoir un enfant. Leurs désirs réciproques risquent ils de mettre en péril leur couple ?
Marie Melfi est née en Italie. Elle est arrivée au Canada en 1956. D'après le Montreal Star, elle est l'un des auteurs féminins les plus attachants de la scène montréalaise. Elle a déjà publié un récit expérimental et quatre recueils de poèmes.


 Un cas de taille
Mordecai Richler (Vente Canada uniquement)
Traduit de l'anglais par André Beaudet. (Titre original : Cocksure)
Né dans une petite ville de l'Ontario, Mortimer Griffin vit et travaille à Londres pour le compte des Presses Oriole, éminente maison d'édition que dirige un Lord, socialiste bon teint.
Jusque là sans problèmes, la vie de Mortimer tourne au cauchemar éveillé : les Presses Oriole passent sous le contrôle de l'immortel Star Maker, dernier nabab d'Hollywood et miracle vivant de la chirurgie bionique, dont Mortimer révèlera au jour les secrets les plus terribles. Un certain Shalinsky, intellectuel juif de l'Est, fait courir le bruit que Mortimer est antisémite. Alors qu'elle pense que celui ci lui cache une liaison, Joyce, sa femme, le délaisse pour son meilleur ami. Son fils Doug, ravi de cette séparation, fréquente une école libre où les enfants s'initient aux enseignements du divin marquis de Sade.
Ce roman corrosif, sarcastique et burlesque, publié en 1968 et jamais traduit en français malgré le prix du Gouverneur général dont il a été honoré, est une radiographie des années soixante et des fausses valeurs de liberté véhiculées au cours de cette période.
Mordecai Richler est considéré comme un des plus grands écrivains canadiens vivants. Son oeuvre riche et originale est traduite généralement dans la plupart des langues. Cependant un roman de Mordecai Richler n'avait pas fait l'objet depuis plusieurs années de traduction au Québec.
Ce livre paraîtra quelques mois après la sortie de Barney's version, dernier roman à caractère autobiographique de l'auteur, salué unanimement par l'ensemble des médias tant anglophones que francophones et qui a été couronné dès sa sortie par un prix littéraire. La traduction de Cocksure s'inscrit donc en pleine actualité Richler


 La Gueule du lion
Catarina Edwards
Traduit de l'anglais par Christiane Di Matteo
Nous sommes essentiellement à Venise où vit Marco, cousin de Bianca, la narratrice, «exilée» au coeur du Canada à Edmonton,(ses parents avaient immigré alors qu'elle n'était agée que de 8 ans), pays qu'elle considère comme un endroit sauvage et hostile.
Elle passe tous ses étés à Venise, sa mère souhaitant qu'elle garde son identité italienne. Bianca se languit de ses racines vénitiennes et de son cousin Marco qui vit dans la cité des doges,dont elle est secrètement amoureuse, et qui l'a initiée à la politique, à la peinture, à la photographie et à la musique.
Leurs deux histoires en parallèle nous sont narrées à partir de deux points de vue différents. Mais si la narration semble s'élaborer principalement autour de Marco, c'est pourtant Bianca qui est au centre de ce récit. Bianca, déchirée entre le Canada et l'Italie, parle alternativement à la troisième personne les chapîtres concernant Marco et à la première personne.
Elle nous relatera les trois jours qui ont conduit son cousin à la dépression nerveuse, se glissera pour cela dans la peau de Marco et nous dévoilera les sentiments et les pensées les plus secrètes de celui ci.
Mais à mesure que le récit se développe et que la narratrice murit, sa vision idéale de Venise et de Marco se détériore progressivement. Bianca finira par mieux se connaître, juger plus objectivement la ville et l'homme de ses rêves et adopter le Canada comme sa patrie.
Catarina Edwards est née en Angleterre. À l'âge de huit ans, elle émigre avec sa famille au Canada et grandit à Calgary. Elle entreprend des études supérieures intérrompues par son désir de se consacrer complètement à l'écriture.Elle a publié des recueils de nouvelles, plusieurs romans et une pièce de théâtre. Elle enseigne la littérature à l'Université de l'Alberta


 De Lahore à Montréal
Julian Samuel
Traduit de l’anglais par Jocelyne Doray
Récit de l’errance et de l’immigration, le livre de Julian Samuel nous entraîne dans ses souvenirs
d’enfance et d’adolescence, de Lahore jusqu’en Angleterre, puis à Toronto, pour aboutir à Montréal, où l’auteur réside et vit désormais. Cette expérience de vie, Julian samuel ne craint pas de nous la narrer avec l’emportement, les idées et les impairs qui lui sont propres.
De Lahore à Montréal se compose le plus souvent d’une suite de pirouettes irrévérencieuses
taquinant la rectitude politique, ponctuées par de brefs portraits exquis de la scène montréalaise du milieu des années 80.
Ce récit est avant tout le parcours personnel d’un individu, mais il traite également d’une foule de
sujets,dont le colonialisme, le nationalisme, l’immigration, le rascisme, le sida. Julian samuel a aussi intégré des thèmes qui, intellectuellement et politiquement lui sont chers depuis des années : la commune de Paris de 1871, la lutte pour un Etat palestinien, la partition d el’Inde en 1947, le multiculturalisme canadien, la guerre d’Algérie et l’implication du Canada dans le commerce international des armes.
Julian Samuel, cinéaste et écrivain est né en 1952 à Lahore, au Pakistan. Après avoir vécu en Angleterre, il est venu s’installer au Canada, d’abord à Toronto et enfin finalement, après avoir obtenu une licence en littérature anglaise, à Montréal où il a enseigné le cinéma et la photographie. Il est l’auteur de nombreux documentaires qu’il a produit et réalisés.


 Vie et mort d’un apprenti sorcier
Marcio Veloz Maggiolo
Traduit de l’espagnol par Anne-Marie Meunier
L’univers de Saint-Domingue fait de politique, de misère, de beauté, d’histoire et de sorcellerie.
Sous la plume de Marcio Veloz Maggiolo naissent des forêts, des montagnes et des villages grouillants de créatures dans toutes leurs transformations. Nous vivons avec ces personnages dans le domaine des forces occultes. Nous découvrons le vaudou haitien où les rivalités entre esprits de l’au-delà se donnent libre cours sous le regard de Sombra Castaneda, retiré dans la solitude de la sierra Martin garcia.Vie et mort d’un apprenti sorcier est un livre foisonnant et luxuriant où l’on retrouve le souffle des grands romans d’Amérique Latine.
Marcio Veloz Maggiolo est né en 1936 à Saint-Domingue. Lauréat de nombreux prix littéraires dont le Prix National des Lettres, Maggiolo est par ailleurs archéologue, ethnologue et professeur à l’université de Saint-Domingue.


 Le Peintre et le pirate
Le Peintre et le pirate - Costas Hadziaryiris
Traduit du grec par Sophie Goldet et Michel Volkovitch
Sûrement le roman le plus fort et le plus drôle de Costas Hadziaryiris. C’est d’abord un récit d’aventures, une bonne vieille histoire de pirates bien saignante, où les péripéties s’accumulent, ahurissantes où les personnages deviennent excessifs et changeants, où l’auteur joue avec l’intrigue et se joue du lecteur. Une histoire folle. Un monde régit par deux lois : celle du plus fort, celle du plus malin. Un monde forcené, où les seules idées sont les idées fixes, où les sentiments détruisent ceux qu’ils agitent. Dans ce monde quasi abstrait, chacun peut se retrouver. Car le noir de cet humour, le jaune de ce rire – on dirait Dostoievski joué par Guignol, Beckett raconté par Voltaire, Stevenson revisité par Kafka –, ce sont bien les couleurs de notre temps.
Costas Hadziaryiris, né en 1910, est mort en 1960, laissant une demi-douzaine de roman dont l’humour grinçant et la modernité sournoise avaient alors vingt-cinq ans d’avance.


 Journal d'un voyage en Amérique
Morris birkbeck
Traduit de l'anglais par Françoise Pirart et Pierre Maury
Journal d'un voyage en Amérique est le récit étonnant d'un fermier anglais épris de liberté qui voulait croire au rêve américain. Devenu comme tant d'autres un aventurier par la force des choses, Morris Birkbeck va s'expatrier avec sa famille et traverser successivement les États de Virginie, de Pennsylvanie, de l'Ohio, avant de s'établir près de Princeton au terme d'un long voyage.
Ce fermier anglais issu d'une famille quaker, homme cultivé et humaniste, décide de laisser à ses amis restés en Europe un récit de sa découverte du Nouveau Monde.
Cette vision de la jeune Amérique, à l'aube de la conquête de l'Ouest, est probablement une des plus pertinentes et des plus sincères, mêlant anecdotes de la vie quotidienne, descriptions de paysages et de lieux et réflexions personnelles à la fois politiques et sociologiques.
La question de l'esclavage qui allait déchirer les États Unis quarante ans plus tard, dont Birkbeck fut jusqu'à la fin de sa vie l'un des plus farouches adversaires, y tient une grande place.
Mais ce journal, plus qu'un simple réçit d'aventures «vraies» est la vision d'une Amérique étrange et bien lointaine, d'un monde dur mais fascinant, celui des pionniers.
Journal d'un voyage en Amérique, paru en 1819, et qui connut à l'époque un grand succès, n'avait encore jamais été traduit en français.


 Galdaras
Galdaras - Ludovic Massé
Galdaras est le premier ouvrage et l’un des plus singuliers de l’œuvre de l’écrivain catalan Ludovic Massé. Galdaras, comme toute l’œuvre de Massé se situe dans la tradition romanesque prolétarienne.
Galdaras, le premier texte de Ludovic Massé s’inscrit dans la longue lignée des «drames de village» qu’égrène, depuis Les Paysans de Balzac, le roman français.
Nous sommes dans un espace clos, circonscrit, sans espoir : Planadura. Pourtant, ici comme ailleurs, apparaissent quelques trouées lumineuses porteuses d’espoir dans ce terrier de passions mesquines et jalouses: certains visages et certains gestes de femmes, un élan généreux, une pitié profonde. Et ce paradoxe, qui métamorphose le «monstre» social, dont le profil hante le miroir du paysage tout entier, en un être accordé à lui-même, à sa terre, à quelques valeurs fondamentales. La chronique villageoise y acquiert une dimension mythique, poétique et spirituelle.
Galdaras, c’est l’incessant décapage du réel dans lequel chaque page fuse et fait long feu en traits cruels ou drôles, en bouffées sarcastiques. C’est d’abord une langue et un rythme propre à l’auteur où l’authenticité, le pittoresque, la poésie ont leur part, mais plus encore c’est un ton, un tempo, une curieuse claudication de la phrase; Un récit, mais surtout un enchaînement de regards sans illusion sur la vérité des hommes.Une poésie qui relaie et transcende l’amertume du moraliste.
Galdaras, c’est une écriture qui mesure sans cesse, au fil de ses images et de ses instantanés, ce que vaut l’aune des êtres. Pas cher.


 Le sang du Vallespir
Ludovic Massé
Edition bilingue français-catalan
«Céret est au cœur du Vallespir, nom moelleux, comme un vallon, tendre comme un soupir, et qui pourtant veut dire : vallée âpre. De Nogarède au Palau, le creux a quinze cent mètres de large. Là le Tech, torrent tombé du ciel avec les écarts et les cris de la foudre, touche enfin terre et s’apaise. La montagne devient colline, le carpate finit en acropole. Le pont que le diable jeta fébrilement sur la faille entre le premier et le dernier coup de minuit, enjambe d’une seule arche un suprème vestige de sauvagerie ; et, en amont, tout est rudesse et provocation, en aval, tout est tendresse et mesure…»
Ainsi commence ce long poème où flamboie l’extrème pointe de l’amour et de la mort, où s’agence les éboulements de mots et d’images, de grandioses architectures de la phrase, l’exaltation du paysage et de al mémoire légendaire, l’exultation du langage glorieux.
Le sang du Vallespir, longue nouvelle de Ludovic Massé, publié ici dans une version bilingue – le texte français de Ludovic Massé et la traduction catalane due à Patrick Gifreu – est le poème le plus achevé d’une œuvre qui les prodigue. A tout prendr, le plus beau de tous les textes de Ludovic Massé.
Ludovic Massé est né en 1900. Instituteur durant une grande partie de savie dans sa région d’origine, la Catalogne française qu’il ne quittera jamais, il se liera d’amitié pourtant avec de très nombreux peintres et écrivains qui marqueront ce siècle. Son œuvre riche et abondante, proche de la sensibilité d’Henri Poulaille et du courant des écrivains prolétariens, sera publiée par de grandes maisons parisiennes. Il meurt en 1982.


 L’Emmurée de Tolède
L’Emmurée de Tolède - Claude Delmas
Au cœur de l’été, un homme, un homme immature et sans âge, quitte Tolède au petit matin et s’engage sur une série d’autoroutes qui vont le conduire des bords du Tage vers une ville du Nord de l’Europe. Le vagabondage, l’errance de cet homme peuvent s’expliquer par la recherche d’une sorte d’absolu ,qu’il croyait avoir trouvé auprès d’une jeune tolèdane prénonmmée Consuelo, vers laquelle l’ont inopinémet poussé quelques loitains souvenirs de la guerre civile espagnole. Consuelo qui se refuse à lui et qui refuse l’amour exclusif qu’il lui porte, lui offre pourtant de disposer un soir d’une partie de son corps avant de l’inciter à s’éloigner définitivement de la Castille.
Après un long voyage nocture, il se réfugie là-haut, dans ce pays de lumière grise, où Camille et Hans, un couple d’oasifs fortunés, lui proposent en vain l’oubli de son passé récent dans une atmosphère de fêtes intimes sur des plages glaciales, ou dans une maison bruxelloise au luxe discret. Loin des quotidiennetés qu’il estime aliénantes, le narrateur joue sans cesse du va-et-vient entre ces deux extrêmes, le Sud et le Nord, qui constituent les pôles amoureux auxquels il est ou sera contradictoirement confronté.
Claude Delmas, tout en menant une carrière professionnelle qui l’a conduit du Barreau de Montpellier à Air France, poursuit parallèlement une œuvre d’écrivain. Il a publié une dizaine de romans dont : Histoire de Billy et la mienne chez Hachette, Le pont du chemin de fer est un chant triste dans l’air, Grande neige, Grand soleil, Des reines sont mortes jeunes et belles, Le jeune homme immobile, Le schooner, Les extrèmes climats, La lune est l’assassin, tous édités chez Flammarion.


 Impasse de l’avenir
Henri Fabre
Paris en ces années 2000 est une ville apparemment calme. Pourtant deux complots, pas moins, se trament dans la capitale du pays des droits de l’Homme. Paris, comme toutes les grandes villes de France, est menacée, comme le seront demain toutes les capitales d'’urope et de tous les pays riches.
Le premier de ces complots est fomenté par les Elus, des citoyens de la technoklatura républicaine qui veulent élever le niveau de vie de leur pays en supprimant les pauvres. Ils ont déjà commencé avec les plus pauvres d’entre eux : les immigrés. Le second complot est celui des Exclus, la pietaille des classes défavorisées qui sous l’impulsion d’intellectuels et de philosophes s’organisent dans des cités ghettos pour vivre dans le confort, en prélevant dans la richesse créée autour d’eux.
Fred padassi, le mystérieux et obscur héros de cette fable, à travers la guerre picrocholine qui l’oppose aux membres de la famille Trécise, famille militante du monde des Elus, découvrira cette machination.
Roman picaresque, aux allures de conte ou de polar politico-social, Impasse de l ‘avenir rappelle la fragilité de nos sociétés, fortement marquées par l’aggravation des inégalités sociales qui ne peuvent conduire qu’à une explosion de l’ordre établi. Une situation qui ne peut aboutir qu’à des délires paranoïaques pour peu que surgissent quelques manipulateurs assoiffés de pouvoir...
Henri Fabre, après plusieurs années dans l’enseignement, se dirigera vers le journalisme. EX-responsable parisien du groupe Midi Libre, il s’est consacré au journalisme parlementaire depuis vingt-cinq ans. A travers ses activités officielles auprès de l’Elysée, de Matignon, de l’Assemblée Nationale et du Sénat, il a observé la société française et ses dirigeants pour plusieurs quotidiens. Cette position lui a permis de s’interroger sur le devenir de nos sociétés.


 Cause fatale
Bernard Fabre
Dans une ville de province, Jean-Marc, juriste de renom, gère un grand cabinet d’avocats. Déçu par sa clientèle pénale et certaines maigouilles dont il a fait les frais, il s’est progressivement éloigné du Tribunal corrrectionnel et des cours d’assises. Jean-Marc a une autre passion : la politique et à la veille des élections locales, sa moralité irréprochable ajoutée à ses compétences professionnelles, le désignent comme un futur élu. Il est donc ce qu’il est convenu d’appeler un notable respecté et respectable.
Un événement soudain vient troubler sa vie bourgeoisement sereine. En effet, l’effroi vient s’abattre sur la ville avec l’arrestation d’un tueur accusé de nombreux meurtres en série et du viol de plusieurs femmes et enfants : Christian Duché. Aucun doute sur la culpabilité du«monstre» qui a avoué ses crimes. Pour la presse et l’opinion publique, il mérite la mort... la mort sans jugement. Et déjà dans la ville on parle de lynchage. Or pour assurer la défense de son fils, la mère du meurtrier fait appel à Jean-Marc. Renoncera-t-il à son attachement au droit «d’être défendu» offert à tout citoyen, aussi odieux que soient ses crimes ? Décidera-t-il de préserver ses intérêts et refuser-t-il cette défense ?
Bernard Fabre est juriste et fut le plus jeune Bâtonnier du barreau de Montpellier. Natif de cette ville, il y dirige un important cabinet d’avocats. Il a été membre fondateur, administrateur, de plusieurs organismes professionnels dont il a assuré pour certains la présidence. Adminstrateur de la Caisse d’Epargne du Languedoc-Roussillon, il est depuis 1989, maire-adjoint de la ville de Montpellier en charge des relations internationales.


 Moi, Matisse à Collioure
Jean-Pierre Bonnel
«Enfant je rêvais à Collioure. Sur mes papiers d’identité, j’aurais voulu qu’on inscrivît simplement : « État civil : enfance à Collioure. » Or, je ne suis pas né dans le petit port, mais à une vingtaine de kilomètres, à vol de mouette : au cœur du vieux Perpignan… Adolescent, je venais souvent à Collioure pour arpenter son minuscule territoire. Et comme tant d’autres, de façon naïve et commune, je demeurais, durant de longues heures, admiratif devant tant de beautés… Puis, un beau jour, à l’âge adulte, j’ai rêvé à Matisse… jusqu’à imaginer la vie qu’il avait bien pu mener à Collioure, durant ses divers séjours de 1905 à 1914… Je m’identifiais, non pas au peintre car je n’ai jamais su dessiner, mais l’homme, jeune, pauvre et nature d’alors ; m’appropriant ses mots et tentant d’exprimer les sentiments de celui qui allait devenir un des artistes majeurs du vingtième siècle ! Presque un siècle plus tard, je me suis replongé dans l’ambiance de ces années-là, mais le regard que l’on porte sur Collioure et le Roussillon, n’est plus le même».
Ainsi débute cette bio-fiction où le narrateur est Henri Matisse, lui-même. Cependant, derrière cette écriture à la première personne, se profile en filigrane, un second narrateur : l’auteur lui-même. Ainsi, de nombreux passages descriptifs sont-ils nés de son point de vue. S’il y a du « moi » dans les descriptions, que le lecteur pardonne à Jean-Pierre Bonnel cet excès de narcissisme. Toutefois, qu’il sache que les commentaires des tableaux s’appuient sur des études sérieuses et que l’auteur n’a presque rien inventé des dialogues ainsi que des portraits des …
Jean-Pierre Bonnel, après avoir publié plusieurs revues dans les Alpes Maritimes, fonde en Roussillon l’Association Frontières qui se consacre aux rapports entre l’art et la littérature. Passionné par Collioure, il s’intéresse surtout aux artistes qui ont marqué ce petit port de la Côte Vermeille où séjourneront la plupart des grands peintres du début du XXe siècle.


 Le château des mots
Muriel Tessier-Toubas
À l’adolescence, dans la tête de Louba galopait un jeune guerrier nomade échappé des hordes qui hantaient les steppes de l’Asie centrale. Jeune fille de bonne famille timorée et parlant peu, elle se faisait du cinéma : était-elle un Hun ou une Hune, la Hune ?
Femme, Louba recherche dans la vaste coupole du ciel où virevoltent les hirondelles au-dessus de la ville, les signes, les leurres qui ont enchanté son imagination, qui lui ont fait prendre les humains pour des livres et les livres pour des êtres de chair.
Dans Le Château des mots l’auteur pour qui les êtres sont des livres obscurs et les livres des êtres vivants, fait le récit à deux voix d’une passion en vantant d’une part la beauté de la passion et d’autre part en la tournant en dérision. Avec les mots elle s’invente un passé, un bonheur et tente de donner un peu de beauté à la vie.
Muriel Teissier-Toubas est née à Nîmes, ville qui avec sa région va modeler son imaginaire : émerveillement de vivre au quotidien avec des œuvres d’art, avec des œuvres du passé qui bousculent les frontières du temps. À la fin de ses études à Montpellier, ses travaux pour une étude universitaire : « Albert Camus et les mythes » auprès de M. Pierre Albouy professeur à la Sorbonne, l’amènent à des recherches comparées sur les cosmogonies dans l’optique structuraliste de Mircea Eliade


 Lueur étrange
Jean Pierre Depasse
Lueur Etrange, roman d’apprentissage à la «Coelho», relate le parcours d’un homme jeune au cours du XIXe siècle, à cette période où l’être humain tente de retrouver ses racines et de prévoir un futur plus serein. Son apprentissage à travers une lunette déformante, évoque des épisodes heureux ou rouvre de profondes blessures. Sa recherche tissée de candeur et d’audace se nourrit de diverses découvertes, de confrontations et d’analyse de la nature humaine. En permanence, sa naïveté relative lui permet une remise en question et le choix d’une voie qui convient le mieux à son épanouissement. Son bonheur reste l’allié indiscutable de l’âme ou de l’esprit et de cet élan formidable, cet « anima », qui l’aide à exprimer un profond respect pour l’être, celui-là même qui trouve, dans son œuvre de rayonnement, sa propre protection et celle de ses semblables. Mais combien d’entre nous ne s’enferment-ils pas eux-mêmes dans leur propre prison sociale, rejetant l’humilité et l’expérience de choses simples. En dépit de sa méconnaissance initiale, il élève sa pensée bien au-delà de ses espérances. Comme beaucoup d’entre nous, il prend conscience de ses faiblesses. Comme peu d’entre nous, il entreprend de les corriger. Ce faisant, il ouvre la porte de la Connaissance, dont nous sommes tous les détenteurs momentanés. Rien n’est permanent, tout s’efface ; l’héritage philosophique qu’il laissera doit refléter l’ambition de son Être ou ne pas être.
Jean-Pierre Depasse est né en 1953. D’origine belge, vivant en Roussillon depuis plusieurs années, il est consultant international et a parcouru le monde, vécu dans une dizaine de pays et garde l’esprit ouvert des voyageurs curieux.


 La tendresse de Dante
Chantal Demangeot
La mort soudaine d’Henri dirigeant d’entreprise, un mari plus âgé qu’elle, mais avec qui elle menait une vie jusque là fort paisible, bouleverse la vie d’une jeune femme, Louise.
Confrontée à une situation difficile (elle découvrira la situation financière périlleuse dans laquelle son mari a laissé l’entreprise) elle cherchera en Italie, plus particulièrement à Florence, où son mari avait une succursale la solution à ses problèmes financiers mais aussi affectifs.
C’est auprès de Giovanni, l’associé italien d’Henri, qui depuis son veuvage, cours les femmes et accumule les conquêtes, qu’elle réapprendra à aimer la vie et à reprendre confiance en elle.
À travers leurs rencontres amicales et professionnelles, elle découvrira un homme blessé depuis longtemps par la perte d’un être cher, un homme sensible et cultivé. Leurs rencontrent les amèneront à se découvrir, s’apprécier et finalement passer de l’estime et l’amitié mutuelle à l’amour. La Tendresse de Dante, se veut le «Roman de l’espoir». Celui du sentiment amoureux perdu et retrouvé.
Chantal Demangeot est médecin-psychiatre. Son premier roman, Un amour fou est paru en 2002. Les relations humaines et surtout la relation amoureuse est le thème central de ses romans qui, s’il est indéniable que le regard du psychiatre transparaît au fil des pages, cherchent à traduirent la difficulté, mais également la beauté des relations humaines.


 La romance en do mineur de Maître Clo
Gérard Etienne
Erzulie Fréda, déesse du panthéon vaudou, a traversé les mers pour se retrouver un beau matin dans le jardin de roses d’une grande ville nord-américaine. De la fenêtre de l’appartement de sa sœur, Maître Clô, lui-même fraîchement débarqué d’Haiti, reçoit un choc en voyant la déesse, assise par terre, dans sa robe de dentelle. Il est convaincu qu’elle est venue le chercher afin de le rammener au pays, lui qui a bafoué le lien de fidélité de leurs noces vaudou. Commence alors une histoire turbulente, bouleversante et dramatique, mêlant une réflexion sociale à un questionnement plus intime sur le morcellment de l’identité fac à l’exil, mettant en scène des personnages auxquels on ne saurait rester indifférent.
Gérard Etienne a choisi l’exil au Canada en 1964. Il fut durant des années professeur à l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick.
Dans un style véhément il contemple et exprime, romans après romans, les réalités de l’exil, de l’immigration, du nomadisme contemporain et des défis de la schizophrénie culturelle.Bien qu’il tente avec ses écrits, d’imaginer l’avenir du peuple haitien, ses textes sont profondéments ancré dans une actualité rigoureusement documentée.


 Vous n’êtes pas seul
Gérard Etienne
Sous une tempête de neige, un homme de race noire, clochard de son êtat, s’introduit dans un immeuble, perd connaissance devant la porte d’un appartement et sera sauvé in extremis par deux femmes qui l’hébergeront. Au fil des heures, elles découvriront chez l’inconnu : un poète, un philosophe, un ancien bagnanrd, mais aussi un délateur de son propre frère.
Dans une langue vivante et imagée, cet être fragilisé, blessé par l’existence, se met à nu et confronte ses bienfaitrices sur les terrains du féminisme, du nationalisme, de l’antidémitisme, du racisme et les placent ainsi face à toutes les contradictions propres à nos sociétés occidentales. Le déchaînement de a nature à l’extérieur favorise un huis-clos intérieur qui permet aux personnages de dévoiler leur âme, d’extérioriser leurs sentiments, dd’exorciser leurs démons. Vous n’êtes pas seul met en scène des êtres qu’on appréciera soit par leur humanisme, pour leurs souffrances soit aussi pour la manière dont un noir interprète le racisme.


 Pourquoi cela n’arrive qu’à moi
Daniel Guimond
De retour dans son Amérique natale, Adam Villemure globe-trotter et poète à ses heures est un amant et compagnon fidèle, mais aussi un organisateur d’événements hors-pair et un chef d’équipe compréhensif. En ce premier jour de juillet, la réalité le prend de court. On abat l’arbre-fétiche qui protégeait sa cuisine. Eve, sa compagne, menace de le quitter pour regagner sa Provence et lui avoue son penchant amoureux pour Suzanne. Son imposante propriétaire le coince entre deux portes alors que Jean-Paul, son patron pour le meilleur etpour le pire, lui impose un surcroît de travail dont il se serait bien passé et enfin Hugo, son ami des bons et des mauvais jours, le coiffe sur la ligne d’arrivée de la liste des best-sellers. Dans un chassé-croisé d’événements et de revirements de situations, Daniel Guimond nous plonge dans un univers où les personnages en quête d’un bonheur palpable ne semblent plus avoir de prise sur leur destinée
Daniel Guimond partage avec son personnage le goût des voyages et de la poésie. Dans les années soixante-dix, il fut essentiellement, peintre et vidéaste. Après plusieurs recueils de poésie, il publie, avec Pourquoi cela n’arrive qu’à moi, son premier roman.


 Match
André Faraht
Dans une ville anonyme que l’auteur refuse d’inscrire géographiquement, un jeune homme s’enlise dans une paresse anesthésiante. Alex Laslo a vingt ans, ambitieux et doué, il ne manque pas de ressources pour réaliser ses rêves. Pourtant, toutes ses tentatives échouent, car il ne semble pas trouver la force de travailler, de s’acharner à réaliser ses ambitions. Se cachant derrière un personnage fantasque qu’il imagine comme le modèle de l’idéal, debeuveries en nuits de vandalisme, il s’enfonce dangereusement dans une déchéance précoce :« la fainéantise l’avait conduit au bord du gouffre ; l’abattement le conduirait en bas».
Réduisant au minimum l’usage des dialogues, André Farhat s’attarde sur la pensée des personnages afin de mieux décrire la confusion d’un jeune homme qui ressemble à trop de jeunes gens pour ne rester qu’un personnage. Sans intrigues réelles, à mi-chemin entre l’autobiographie et le portrait d’une génération troublée, Match examine la distance qui sépare et unit le vrai et le faux, en peignant l’âme de ceux qui se perdent par peur de ne pas trouver en cherchant.
André Farhat est né et habite aujourd’hui à Montréal, mais a vécu les premières années de sa vie en Algérie. A vingt-quatre ans, il signe ici avec Match, ce qu’il qualifie de «premier roman ou de longue nouvelle».


 Le Roman de Johnny
Robert Richard
A la veille d’un week-end, le jeune Johnny est froidement assassiné d’une balle de révolver et son cadavre abandonné dans un champ. Ce qui ne l’empêchera pas de retourner en classe pour y faire le récit de sa vie devant son professeur et ses condiciples captivés. Ainsi johnny reprendra t-il pour quatre jours la narration d’une vie hors du commun, formulée dans l’intervalle entre la vie et la mort, entre le monde de l’érotisme naissant et l’émergence de réflexions sur la nature, pa physique, l’art, le temps, l’âme…
Le Roman de Johnny est un récit audacieux dont l’intrigue frôle le surréalisme tout en s’inscrivant, par le biais de l’ironie en plein débat contemporain entre le savoir, l’écriture et le corps. Chacune des trois parties du récit est écrite dans un style différent : poétique, descriptif, narratif. Cependant ces choix s’entremêlent comme trois ruisseaux dans la rivière d’une écriture singulière, emportant dans son courant léger, rapide, tous le spersonnages sans exception vers une fin du monde aussi inatendue que spectaculaire
Robert Richard, après avoir excercé toutr à tour les métiers de musicien, journaliste, administrateur, enseigne aujourd’hui les lettres françaises à l’université de l’Alberta et occupe le poste de rédacteur en chef de la revue Confluences.


 La Musique revient toujours
Janick Tremblay
Paula est morte depuis huit jours. Claudine ne peut plus jouer du piano. La douleur la paralyse. Une douleur qui remonte à l'enfance marquée par l'abandon du père. Une douleur qui se perpétue dans la mort de la mère. Claudine est désormais seule avec son frère Paul, le seul être qui la comprend vraiment. Le retour du père, un pianiste déchu, un intrus qui surgit sans crier gare la déstabilise complètement. Avec Charles Martin, un notaire à la retraite, rencontré au milieu de nulle part, Claudine découvre la poésie.
Charles Martin, ce passionné de poésie, réussira t il à l'amener au delà de son chagrin?
Avec son style direct et dépouillé, Janik Tremblay nous entraîne dans un huis clos où les personnages cherchent une issue à leur mal de vivre. Pour certains, cette issue sera tragique, pour d'autres, elle débouchera sur l'espoir. D'un écriture sobre et minimaliste, rappelant parfois les écrivains français des années 60, Janik Tremblay aborde ici un thème délicat, celui des relations difficiles dans une famille déchirée, vu à travers le regard d'une jeune femme, Claudine.
Janik Tremblay est née à Chicoutimi (Québec) en 1951. Après une formation universitaire en littérature et en communication, elle a enseigné pendant vingt ans avant de se consacrer uniquement à l'écriture.


 Golden Eighties
Fulvio Caccia
Chronique d’une décennie à la fois proche et lointaine, ces douze nouvelles racontent l’histoire secrète, intangible, des années 80. Le lecteur ne trouvera donc pas de références directes à l’actualité qui marqua cette époque tapageuse, mais à des objets qui reviennent sans cesse et à des personnages qui se dédoublent au fil des pages. Ces nouvelles sont autant d’étapes qui, au gré des histoires et des continents guident imperceptiblement les personnages somnambules d’Ouest en Est.
Fulvio Caccia, né à Florence en 1952, poète, journaliste et critique de cinéma, défenseur de la question transculturelle, collabore à différentes revues littéraires (Lire)


 Les Gros moulins
Les Gros moulins - Paul Dumont
ISBN : 2-921468-14-X - Prix : 14 €
Nous sommes à la fin du règne de Duplessis et de la Grande noirceur. Pour Lawrence Saint-Laurent, qui vit dans la cité industrielle de Trois-Rivières, l’enfance s’achève et il découvre le monde des papetières qui dominent la ville. Durant l’été, il travaille dans un des plus gros moulins du pays. Mais dans le Québec en pleine transformation de ces années-là, Lawrence rêve d’autres horizons, entrevoit la possibilité de poursuivre ses études et tombe amoureux de la fille du directeur du moulin.
À travers l’histoire personnelle de Lawrence, Paul Dumont nous entraîne dans le monde des papetières de Trois-Rivières, que l’on appelait populairement «les gros moulins», à une époque charnière pour son personnage et pour le développement économique du Québec, où l’industrie est dominée par les papetières anglaises.
Les Gros moulins est un roman universel au pays de l’or blanc du XXe siècle, le papier.
Paul Dumont est né en 1941. Il a tour à tour exercé les métiers de «papermaker», enseignant, rédacteur publicitaire, documentaliste à l’université Laval, fonctionnaire provincia l comme directeur des communications du Haut-commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux Sports, rédacteur de magazines touristiques, réalisateur de documentaires d’information, traducteur pour le compte du Reader’s digest, recherchiste à Radio-Canada etc…


 Ma libération
Chantal Demangeot
Le livre :
«Je suis depuis près de vingt ans un libérateur de Nains de jardin. Pas un voleur mais un libérateur. Je ne vole pas les nains, je les sauve, je les délivre d’un carcan, d’une image, d’un concept établi par les dogmes de la bonne conduite du travail à effectuer et du chemin de labeur à accomplir. »

Un notable de province jusqu’alors sans histoires, s’investit fébrilement dans la libération des nains de jardins de son canton. Récidivant allégrement, malgré les admonestations des gendarmes, il finira par être arrêté et cité devant le tribunal correctionnel. Son avocate réussira à dérouler le fil conducteur de son geste rocambolesque et pathétique à la fois.
Chantal Demangeot, médecin psychiatre, a écrit ce conte atemporel à l’intention de tous, mais plus spécifiquement de ceux pour lesquels le nain de jardin résonne dans leur âme d’enfant comme personnage éternellement juvénile, toujours en quête de reconnaissance et de liberté. Tous ceux qui concrètement ou dans leur imagination au-delà et malgré la moquerie, ont pu se sentir interpellés par la symbolique de ces figurines dans le regard amusé, réprobateur ou attendu du promeneur comme dans le geste pulsionnel du passeur à l’acte.

L’auteur :
Chantal Demangeot est médecin-psychiatre. Après Un amour fou paru en 2002, elle publiait en 2004 La Tendresse de Dante chez Balzac, le roman de l’espoir et de la renaissance, celui du sentiment amoureux perdu et retrouvé. Les relations humaines sont le thème central de ses romans qui, s’il est indéniable que le regard du psychiatre transparaît au fil des pages, cherchent à traduirent la difficulté, mais également la beauté de celles-ci.


 La guerre des cocus
Joan-Daniel Bezsonoff
Le Livre :
Prix Méditerranée Roussillon en 2004 le roman de Joan-Daniel Beszonoff qui est traduit du catalan par l’auteur lui-même, narre un épisode peu connu de la première guerre mondiale : l’engagement des sud-catalans (l’Espagne était alors un pays neutre dans le conflit) dans les rangs de l’armée française. C’est à travers l’histoire personnelle du capitaine Alexandre Pagès, un Roussillonnais enrôlé dans l’armée française durant le premier conflit mondial que se construit ce roman. Blessé au combat, les services secrets français profitent de son état pour l’envoyer en mission secrète auprès du Consulat français de Barcelone afin de recruter de jeunes patriotes catalans pour qu’ils intègrent l’armée française avec la promesse que la guerre finie la Catalogne pourrait devenir un pays indépendant.
La guerre des cocus nous révèle une face peu connue de notre histoire : L’implication des Catalans qui allèrent mourir durant la guerre de 14-18 afin d’obtenir du gouvernement français un soutien à leur
combat pour la reconnaissance de Catalogne… et qui se firent berner par ce même gouvernement au moment de l’armistice. Elle ne s’est pas traduite uniquement par l’enrichissement des industriels sud-catalans qui mirent leurs entreprises au service des armées européennes.
Joan-Daniel Bezsonoff entre lyrisme et cynisme nous narre la Barcelone enfiévrée de 1914 pour mieux expliquer comment les Catalans perdirent la Première Guerre mondiale.

L’auteur :
J. Daniel Bezsonoff-Montalat est né à Perpignan en 1963 d’une famille d’origine russe. Collaborateur occasionnel de l’édition perpignanaise du PUNT, il est professeur certifié de catalan et de lettres modernes, licencié ès lettres et d’espagnol, C’est en la langue catalane qu’il construira une œuvre maintenant abondante et reconnue en Catalogne Sud. Après avoir publié en Catalogne nord : ELS ÀNECS DEL MEKONG in Perpinyhard, en 1995 LES RAMBLES DE SAIGON en 1996, LES LLETRES D'AMOR NO SERVEIXEN DE RES en 1997, LA REVOLTA DELS GEPERUTS en 1999, LES DONES DE PAPER en 2001 Prix de Narrations d’Omnium Cultural de Catalunya Nord 2000 ( actuel “ premi Ramon Juncosa ”, c’est à Barcelone aux Editions Empúries de Barcelone qu’il publiera LA PRESONERA D'ALGER en 2002 qui sera finaliste du Prix Just Manuel Casero 2001 et enfin LA GUERRA DELS CORNUT en 2004 qui a obtenu le Prix Méditerranée Roussillon mai 2004 ainsi que le Prix Guanyadora del premi Just Casero 2003.


 Les Amants du Café Prag
Les amants du Café Prag (Un pied noir chez les peaux rouges) Bob Oré Abitbol

La vie est faite de hasard, le hasard de rencontres, les rencontres de mystère, le mystère de rêve, le rêve de silence et de bruits, d’innocence, d’amour et d’inévitable solitude.
C’est ainsi que Bob Oré Abitbol, né à Casablanca, au Maroc, poète, écrivain et homme d’affaires, voit son parcours de touche-à-tout de génie qui après une importante carrière dans la mode au Canada, à Montréal, et dans l’animation culturelle à Acapulco, au Mexique, se retrouve actuellement à la tête de deux cirques aux États-Unis.
Café Prag, son deuxième roman, est le récit de ses premières années et le témoignage de ce parcours hors du commun qui voit un jeune juif des milieux populaires quitter son Casablanca natal pour Paris et ensuite Montréal où il deviendra une figure emblématique dans le domaine de la mode.
Le jeune pied noir, croquant la vie à pleines dents, fera du « Café Prag » son lieu de prédilection, et y rencontrera une femme qui bouleversera sa vie.
Plus tard, il partira pour d’autres aventures qui le mèneront vers la jet-set d’Acapulco et ensuite vers les Etats-Unis. Aujourd’hui encore, bien des années plus tard, lorsque ses pas le ramènent vers Paris, Montréal ou Acapulco, l’homme qu’il est devenu ne peut que se rappeler des rires d’autrefois, des complicités restées intactes, de la même fraîcheur dans les rapports, de la même intensité dans les regards, et dans son cœur toujours le même sentiment de bonheur infini.
Café Prag est le récit d’un pied noir chez les peaux rouges, un pied noir qui s’épanouit en bâtissant des projets et en construisant sa vie sous le ciel américain.

Bob Oré Abitbol est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre, d’un recueil de nouvelles Le Goût des confitures (HMH Hurtubise) et d’un roman Les Faucons de Mogador (Balzac éditeur).
Les amants du Café Prag (Un pied noir chez les peaux rouges) – De Bob Oré Abitbol

Prix : 19 €


 LE MEURTRE DE MATISSE
(roman traduit du Néerlandais par Marnix Vincent)

Cette nouvelle aventure de Would Be se déroule à Collioure le vieux petit port de pèche où Henri Matisse a peint ses premières peintures fauvistes ainsi qu’à Céret où Would be fait la connaissance du conservateur du Musée d’art moderne.
Would Be est témoin d’un meurtre. Poursuivi et menacé de mort, il craint que ce qu’il a vu de ses propres yeux et qu’il a peint dans une aquarelle ne parte avec lui dans la tombe… jusqu’au moment où il voit un film dans un Cine drive-in…
Ce récit est la reflet de la réalité dans une fausse réalité, ou mieux, sur la signification fictive de ce qui est vécu dans la réalité. Et finalement triomphe le hasard sur la falsification.
Le meurtre de Matisse est construit comme un thriller qui combine l’humour à l’action, une poursuite cauchemardesque à la frontière du surréalisme…

(La collection Would Be narre les aventures de D.D, fonctionnaire au ministère de la Culture et de la Santé à B. qui échappe à la routine en se glissant dans la peau d’un personnage confronté à des situations les plus étranges. Il se donne alors, en toute modestie, le nom de Would-be, son alter-ego, qui l’entraîne dans des aventures bizarres à la fois hallucinantes et cocasses. D.D. serait-il à son tour l’alter-ego de l’auteur de cette série de romans fantastiques ?)
L’auteur : Docteur en histoire de l’art, Dirk De Vos a été pendant trente et un ans le conservateur du musée de Groeninge à Bruges. Spécialiste de l’art flamand du XVe siècle, il se passionne également pour l’art moderne et contemporain. Auteur de nombreux articles scientifiques, de catalogues et d’essais, il trouve le temps de se consacrer à sa passion : la littérature de fiction.



 L'adieu au Viêt-nam
Jean-Marie Montbarbut
1949. C'est la guerre d'Indochine. Erik Montbarbut, un jeune Français issu de la Charente-Maritime, fait une fugue à la suite d'une déception sentimentale et s'engage dans la Légion étrangère. A Sidi Bel Abbès, trois mois plus tard, il est sélectionné pour servir dans une unité d'élite à cause de son étonnante érudition sur le Viêt-nam.
Le Viêt-nam sera pour Erick la réalisation d'un rêve qui l'obsède depuis son enfance. Il parcourt d'abord la Cochinchine, vit les nuits de Saigon, navigue à bord d'une jonque corsaire jusqu'au Cambodge. Puis l'aventure le mène au Tonkin, à Hanoi, à Cao Bang où il échappe par miracle à la mort. Enfin il accomplit un véritable pèlerinage en Annam, dans le décor romantique de la rivière des parfums, sur les lieux où son arrière grand-père vècut une idylle avec une fille du nom deTyu Huong, un siècle plus tôt, 1953. Le temps a fait son oeuvre. Erick s'est attaché à ce pays de prédilection dont il a appris la langue, les usages et coutumes, inéluctablement. Au cours de cette année cruciale où se joue le sort du Viêt-nam, il rencontre la jolie Xuân à Saigon. Une idylle naît au fil des jours. Les bons génies ont-ils voulu que Xuân soit la réincarnation de Thu Huong? Le destin a-t-il décidé d'unir ou de séparer ces deux êtres nés aux extrémités du monde? Déjà de lourds nuages s'amoncellent sur Diên Biên Phu qui annoncent l'adieu au Viêt-nam, A travers les voyages, les combats, les aventures, les amours d'un légionnaire idéaliste, l'auteur nous plonge dans les délices du dépaysement et de l'exotisme, mais aussi de la fascination que peut exercer une autre culture aux antipodes.


LA COLLECTION GENERATION 90
La collection Génération 90, met en scène, dans le cadre de courts romans d'apprentissage, les problèmes actuels des jeunes tels qu'ils les vivent, tout en préservant la part d'imaginaire qu'ils doivent trouver dans une fiction. Tous les romans publiés dans cette collection abordent directement des thèmes que vivent les adolescents d'aujourd'hui : la violence, les nouveaux conflits de génération, le décrochage, la suicide, le choc des cultures, l'amour, l'amitié, la sexualité, la quête d'identité, les problèmes socio affectifs et d'adaptation, etc...


 Poupées gigognes
Marie Page
À quinze ans, précoce et délurées, du moins en paroles, douée d'une imagination débridée, Josy dévore tous les livres qui lui tombent sous la main, surtout ceux qui ne sont pas de son âge, mais comme elle le dit si bien, si elle les comprend c'est bien qu'elle a l'âge de les lire.
Pour fuir le train train de sa vie ordinaire l'école, la famille , elle s'invente des histoires, inspirées des Mille et Une nuits ou d'Autant en emporte le vent, à la recherche de l'homme idéal qu'elle découvre sous les traits bien réels de monsieur Vaudelle, un voisin. C'est son premier choc amoureux
Le style alerte de Josy nous entraîne sur les chemins d'une jeune imagination attachante. Les questions qu'elle se pose et, surtout, les réponses peu banales qu'elle trouve nous interpellent.
Avec un pied sur chaque rive de l'Atlantique, Marie Page a le coeur qui balance. Auteur de près d'une dizaine de livres, elle a remporté plusieurs prix littéraires tant au Canada qu'en France (Prix Air Canada, Prix de littérature jeunesse en France, Prix Alfred Desrochers etc...)
Sa véritable passion consiste à observer la vie autour d'elle et à regarder vivre les autres.



 Tout comme une japonaise
Sarah Sheard
Adolescente éveillée mais rëveuse, Emma est séduite depuis son enfance par tout ce qui sort de l'ordinaire. Quand Akira, chef d'orchestre japonais nouvellement nommé dans sa ville, emménage dans la maison voisine de la sienne, elle est complètement subjuguée par ce personnage en tout si différent de ce qu'elle a connu jusque là.
Elle assiste à tous ses concerts, le relance dans sa loge, s'invite chez lui, sous n'importe quel prétexte, se met à l'épier et à noter ses déplacements, collectionne tout ce qui se rapporte à lui, s'habille en kimono, boit du thé, coupe les pieds des meubles de sa chambre... Bref, elle est secrètement amoureuse de lui jusqu'au jour oèu le Maestro est appelé à diriger l'Orchestre Symphonique de Berlin.
Marquée par le souvenir de ces années Akira, la vie d'Emma ne sera jamais plus la même.
Sarah Sheard donne des cours de création littéraire à Toronto ou elle habite et collabore régulièrement au Toronto Star comme chroniqueur littéraire. Tout comme une japonaise, son premier roman, a été internationalement bien reçu, traduit en plusieurs langues, et a remporté en 1986 un prix comme meilleur ouvrage de fiction canadien anglais par un auteur de moins de quarante cinq ans (Forty Five Below Award).


 Le mystère de la chambre froide
Nando Michaud
Anne Marie et Patrick travaillent dans un MicmacDo étrange. La chambre froide n'est jamais approvisionnée et pourtant, elle est toujours pleine.
Ils remontent la filière et découvrent qu'une organisation criminelle est en train de noyauter une grande chaine de fast food afin de dominer la planète par l'estomac.
Pour maximiser ses profits, cette clique de crapules importe de la viande de dinosaure de l'ère secondaire.
Tot ou tard, ce déplacement de matière vers le XXe siècle risque de désiquilibrer la Durée et de provoquer un tremblement de temps qui détruira l'univers.
Nos jeunes héros parviendront ils, par l'astuce et la détermination, à empêcher la catastrophe! Ce roman, drole et plein de rebondissements, prouve qu'on peut réféchir en s'amusant.
Tour à tour professeur de mathématiques, informaticien, artiste peintre, barman, etc,,, Nando Michaud publie des romans et des nouvelles depuis 1982. Avec Les risques du métier, il a remporté le prix de la nouvelle policière au Salon du livre de Québec en 1992. Il partage avec ses personnages la même devise : Tout mène à rien à condition d'en sortir.


 Vinnie et moi
Fiorella - Luca Calce
Amis inséparables depuis l'enfance, tous deux issus d'une famille d'immigrants italiens, Vinnie et Piera forment un étrange couple que tout oppose. Plutôt compatissante, Piera s'occupe, depuis la mort de sa mère et le départ de sa soeur aînée, de son petit frère et de son père ivrogne et toujours en chômage. Excellente en dessin et en peinture, elle achève avec succès son secondaire et espère entrer dans un collège spécialisé en arts plastiques. De tempérament sauvage et emporté, sensible seulement lorsqu'il se cache derrière son appareil photo Vinnie déteste l'école, ne peut plus supporter sa mère et la violence de son beau père, et rêve de partir ailleurs avec Piera.
La tension grandit entre Vinnie et Piera, leur amitié s'effrite, leur route se sépare...
Avec une économie de moyens et des dialogues emportés, Fiorella de Luca calce réussit à pénêtrer l'intimité d'adolescents déchirés par la vie.
Née à Caserte, prèes de Naples, Fiorella de Luca Calce habite Montréal depuis l'âge de quatre ans. Tout en travaillant dans un collège, elle poursuit des études universitaires. Avec Toni, son premier roman, traduit en publié chez Balzac en 1994, elle s'affirme comme un auteur important de la relève.


 Un combat de coqs
Clément Fontaine
Serge Fillion est un élève brillant mais trop solitaire et mal dans sa peau. Orphelin de père, il se sent incompris par sa mère et quelque peu tyrannisé par son frère aîné, Heureusement qu'il y a l'oncle Olivier, un marginal à l'esprit romantique, grand amateur d'art.
Au printemps de ses 16 ans, Serge fait la connaissance de la jeune fille de ses rêves. France Marleau, hélas, est déjà engagée avec Bernard Dépatie, un robuste gaillard pressé de se marier. Une série d'événements aussi imprévisibles que cocasses amènent Serge à mépriser ce Bernard. En usant de mille et une stratégies, il entreprend de lui disputer l'amour de France. Il se croit davantage digne d'elle à cause de sa soi disant supériorité intellectuelle.
Dans le combat de coqs qui s'ensuit, tous les coups semblent permis, des plus rusés aux plus violents. Prise entre deux feux, comment France réagira t elle!
En principe destiné aux adultes, le premier roman de Clément Fontaine publié en 1988, avait remporté davantage de succés auprès des adolescents. Voilà pourquoi il a écrit depuis lors plusieurs livres à l'intention des jeunes d'abord, tout en poursuivant une carrièere de traducteur, de journaliste et depuis peu, d'homme d'affaires.


 L'accroche coeur
Clément Fontaine
Nous sommes à la fin des années 80. Caroline, 14 ans, sort meutrie et révoltée d'un début de relation incestueuse avec son père. Se sentant trahie par sa propre famille, incomprise par son entourage, elle cherche désespérément de nouvelles attaches. Après une première réaction de rejet, l'adolescente voit en la personne de René, travailleur social en herbe, une sorte de grand frère idéal, un ami irremplaçable. Comme le jeune homme, de son côté, n'est pas insensible au charme acide de sa protégée, il la laissera progressivement, presque à son insu, envahir et chambarder sa vie privée.
Par le biais d'une intrigue sentimentale captivante, ce roman bien documenté traite des conséquences d'un inceste, sans verser dans le pessimisme morbide auquel nous a habitués une certaine presse à sensation.
La nouvelle version de L'Accroche coeur, de Clément Fontaine, journaliste et disquaire spécialisé, bénéficie de son expérience acquise en littérature ainsi que des commentaires recueillis auprès de nombreux élèves du deuxième cycle du secondaire.


 Les douze coups de minuit
Michel Lavoie
La peur, l'angoisse, les étincelles d'espoir et les descentes aux enfers. N'est ce pas tout cela la vie. Un tourbillon infernal qui entraîne les gens dans une course effrénée au bonheur. Certains y puisent une énergie extatique, d'autres sombrent jusque dans le néant.
Un pauvre écrivain de province n'échappe pas à cette loi incontournable et tente de comprendre la tempête qui fait rage au plus profond de son être. Son hypnothérapeute aux solutions miracles le convie à une scéance de retour sur son pasé, à l'ombre d'un vieux carillon. Douze souvenirs, douze coups de coeur, qui feront voltiger entre les rires et les pleurs, entraînant dans son sillon le lecteur médusé d'un tel voyage, dont le retour s'annonce pour le moins périlleux.
Michel Lavoie enseigne le Français dans une école secondaire de la région de l'Outaouais dont il est originaire. Auteur d'un recueil de nouvelles pour adultes, il est surtout connu comme un auteur prolifique en littérature jeunesse, avec plus de dix romans publiés à ce jour


 Boomerang
Lucie Harvey
Marie Hélène a dix sept ans. Depuis la mort de sa seule amie, elle vit très difficilement sa dualité et songe de plus en plus souvent au suicide, Elle décide donc d'écrire une lettre, jetée comme une bouteille à la mer et destinée à des inconnus. Jour après jour, elle écrit, se raconte, donne ses impressions sur la vie et les gens qui l'entourent, en se réservant toujours quelque chose à écrire pour le lendemain. Peu à peu, la lettre devient journal intime, Après un été passé à travailler à la campagne, elle devra à nouveau choisir entre la vie et la mort : celle de l'enfant qu'elle porte.
Lucie Harvey a quarante ans et travaille dans le milieu de l'édition. Avec Boomerang, Lucie Harvey veut aborder la problématique du conflit des générations et la maternité à l'adolescence. Boomerang est son premier roman jeunesse.


 Chloélia, l'été suédois
Julie Bélanger
Chloélia est une jeune fille fugeuse, spontanée et indépendante, qui n'hésite pas longtemps avant de sauter dans un train à destination de nulle part. Elle débarque dans un petit village où elle décroche un emploi de palefrenière et fait la connaissance d'une famille qui va bouleverser sa vie. Grâce à la complicité du Cadet elle fera l'apprentissage d'un métier, de ses capacités à lutter contre l'adversité et à vaincre et de la relation aux autres dans les moments heureux et les épreuves.
Chloélia... l'été suédois est un roman de chevaux, de grands espaces, de défits, de belles amitiés et de découverte de l'amour; une belle épopée d'où Lia sortira grandie.
Julie Bélanger est née à Québec en 1981. Dévoreuse de livres dès son plus jeune âge, elle consacre ses étés à l'écriture, cela depuis sa douzième année. Elle a été la lauréate à deux reprises de prix littéraires scolaires pour jeunes auteurs. Chloélia... l'été suédois est le premier roman qu'elle publie, à l'âge de dix sept ans.


 La Dicteuse de lois
Alain bellet
Natacha repart en avion, une nouvelle fois, avec son frère pablo, et sa mère Anna, la dicteuse de lois… Le regard plongé dans le ciel, toute sa vie défile…L’abandon de la maison familiale, les recherches effectuées par son père pendant des années pour la retrouver. Et toujours la longue cavale avec sa mère, à travers le monde, qui continue, continue…. Natacha aime sa mère mais elle la craint.
Ailleurs, dans un autre temps, son père lui écrit, sans jamais pouvoir poster ses lettres… Enjeu de guerres affectives et égoistes, qui excluent l’autre, Natacha voyage surtout dans le cœur des adultes. Au-dessus des nuages, elle s’interroge, elle repense à sa vie par bribes, par flashs. Salima l’accompagne par la pensée, sa sœur contraire, sa conscience peut-être.
Alain Bellet est né en 1949 à Paris-Bastille un quatorze juillet. De son enfance au Dans ses livres pour la jeunesse ou pour les adultes, il aime retrouver la trace, la mémoire individuelle ou collective d’un lieu, d’un événement, d’un peuple, d’une émotion. Sensible, parfois à fleur de nerfs, son écriture s’insurge contre les injustices et les bienséances toutes faites. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres pour adultes publiés entre autre chez Gallimard ou pour adolescents publiés chez Nathan, Magnard...


 Soleil de minuit
Julie Bélanger
Octobre 2052. Adam, Jorgen, Anke, Riana et Jérôme sont fous de joie lorsqu’ils apprennent leur départ imminent pour une base scientifique du nord canadien grâce à un concours organisé par la société Viger Internationale Inc. Les événements se bousculent lorsqu’Adam découvre que Anke possède un don étrange. Une série d’incidents bouleversera leur séjour : un laboratoire secret, un individu dangereux, un virus apocalyptique et une découverte scientifique qui menace l’équilibre mondial. Les cinq lauréats tenteront d’arrêter l’individu avant que l’irréparable soit commis. Une à une, les pièces du casse-tête s’assemblent pour former la plus horrible des mosaiques. Soleil de minuit, un récit essouflant, une mise en garde et un hommmage à la science, à lire d’une seule traite!
Julie Bélanger a publié son premier livre à 17 ans. Dévoreuse de livres depuis son plus jeune âge, elle consacre ses étés à l’écriture, cela depuis l’âge de douze ans. Passionnée de sciences, elle envisage une carrière d’ingénieur.


 Le va-et-vient du cœur
Lucie Harvey
Le va-et-vient du cœur est la suite de Boomerang, le précédent titre de Lucie Harvey qui narrait l’histoire de Marie-Line, une jeune fille de dix-sept ans qui, depuis la mort de sa seule amie, songe de plus en plus souvent au suicide. Après un été passé à travailler à la campagne, elle devra à nouveau choisir entre la mort ou donner le vie à l'enfant qu'elle porte.
Marie-Line a dix-huit ans et habite maintenant seule avec sa petite Cindy, qui n’a que trois mois. Un matin du mois d’août, elle reçoit la visite surprise de Frédéric Lefebvre et de ses jeunes frères. C’est le cœur battant qu’elle accueille celui qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. Frédéric se montre empressé et s’amuse à la séduire tout en se refusant. Partagée entre son devoir de mère et sa folle envie de lui, Marie-Line ne sait plus où donner de la tête. Mais, au fait, Frédéric prend-t-il réellement plaisir à ce petit jeu? Ne se torture-t-il pas l’esprit en s’imaginant Marie-Line dans les bras de son meilleur ami? L’aime-t-il vraiment ou cherche-t-il seulement à se venger?
Lucie Harvey nous propose donc après Boomerang, que la critique nord-américaine avait bien acceuilli, Le va-et-vient du cœur. Un récit aux multiples rebondissements, où se mêlent l’humour et l’ironie, mais aussi, le désir et la douleur d’aimer.
Lucie Harvey travaille dans le milieu de l'édition. Avec Le va-et-vient du coeur, elle poursuit sa réflexion sur la problématique du conflit des générations et la maternité adolescencente


 13, rue Cartier
Michel Lavoie

LA COLLECTION HISTOIRE DE L'OEIL
Placée sous le signe de Georges Bataille la collection "Histoire de L'œil" se veut une collection de littérature érotique qui allie romans contemporains et Curiosa, sous la même bannière, celle d'un érotisme de qualité.


 A corps joie
Alix Renaud
Rue saint-denis, l’été, Stéphanie rencontre Rudy. Elle abandonne tout pour le suivre à Québec. De sa liaison avec Stéphanie, Rudy attendait l’éblouissement mais en vain. Il fait alors la connaissance de Sonja pour qui l’amour total n’est possible que dans l’extrême jouissance physique. Henriette, la jeune sœur de Sonja, participe elle aussi à ce délirant carrousel d’étreintes et de passions. Pour eux l’érotisme devient un art de vivre, une drogue, un culte, une épopée, un mode de contestation de notre système voué à l’ennui. Verdeur de style et audace des descriptions, ce surprenant roman est avant tout un hymne à la beauté, à la joie et à l’amour.
Alix Renaud,…


 Gamiani ou une nuit d'excès
Alfred de Musset
Préface de Patrice Dansereau.
Gamiani est un grand classique du genre érotique et qui n'a rien perdu de sa charge explosive. C’est, en effet, l'érotique ayant sûrement connu le plus grand nombre de réédition. Attribué à l'un des grands écrivains romantique du XIXe siècle : Alfred de Musset, il décrit dans une langue admirable, des scènes très osées, avec un vocabulaire chatié et sans aucune grossièreté.
Cette version publiée sous son titre original Gamiani ou nuit nuit d'excès, comprend le texte intégral de l'œuvre, agrémenté de nombreuses illustrations d'éditions d'époque dont l'ensemble des illustrations de l'édition originale. L'ouvrage est suivi d'une postface attribuée à Huysmans, rare et peu connue, même des spécialistes.Une préface de Patrice Dansereau replacera l'œuvre dans une perspective actuelle.
Alcide, intriguée par la comtesse Gamiani la surprend alors qu'il s'était caché dans ses appartements, en train de séduire la très jeune Fanny. Excité par leur entreprise amoureuse, il se joint à elles et s'ensuit une nuit d'excès, à la suite de laquelle chacun des participants narrera son initiation amoureuse.
Au cours d'une seconde nuit, à laquelle assistera Alcide toujours caché, Fanny, envoûtée par le charme de Gamiani, se livrera avec elle à mille excès, fera l'apprentissage de nouvelles perversions et apprendra tout du passé de débauché de la comtesse.


 Petite douceur
Marie Page
«Mon corps était encore frémissant sous l’empreinte des caresses de Joe. Une sorte d’effet à retardement que je provoquais en y pensant. Je ne pensais d’ailleurs qu’à ça, à cet aspect de la réalité auquel je m’ouvrais un peu plus chaque jour et qui m’attirait comme la lumière vive attire les insectes le soir. C’était fort, plus fort que moi, que ma volonté, mes peurs ou mes inhibitions. Je savais que je finirais par me brûler. Mais comme je rêvais alors de me jeter dans ce bûcher, de me laisser consumer par ces délicieuse tourmente! O feu de la volupté dévore-moi ! Que tes flammes m’enveloppent, me lèchent de leurs langues rougeoyantes et tentaculaires, embrase moi toute entière!»
Marie Page partage sa vie entre Paris et le Québec. Elle a publié plus d’une dizaine de titres et a remporté plusieurs prix. Dans Petite douceur, roman à forte charge érotique, à travers les émois des corps, se sont les âmes que l’auteur dénude.


 Frayeurs libertines à Mahé
Annie Diamant Berger
Les activités de Matthias, le mari d’Ysé, au charme diabolique et tout à fait imprévisible, obligent soudain le couple à partir s’installer aux Seychelles.
Ysé, une Diane sensuelle et de nature amoureuse, de tendance androgyne, va se retrouver ballottée entre des événements dramatiques et des expériences aux vénéneux parfums exquis qui vont faire basculer sa vie. Où Matthias disparaît-il sans prévenir ? Pourquoi ne donne t-il aucun signe ? Quels insidieux dangers rôdent autour d’eux ?
La vie sensuelle d’Ysé va prendre des virages aussi inattendus que follement passionnées. Jusqu’où va-t-elle se brûler les ailes ? Saura-t-elle pardonner l’incroyable, l’inacceptable ?
Dans ce polar ou l’intrigue se double d’un érotisme constant, Annie Diamant Berger, qui n’en est pas à son coup d’essai, nous plonge dans l’univers délicieux des Seychelles où la vie d’une femme s’orne de fleurs aux parfums charnels, vénéneux et meurtriers.
Annie Diamant-Berger est née à Paris où elle a suivi des études de droit, sciences économiques et langues vivantes, a choisi de se consacrer à l’écriture et, après un séjour de cinq ans en Touraine, près de Chenonceaux, elle s’est établie en pays catalan avec la ferme intention d’y rester revenant ainsi à ses origines valenciennes. Très prolifique, Annie Diamant-Berger nous entraîne au travers de mondes mystérieux, étranges, fantastiques, fascinants et ici érotiques.



LA COLLECTION L'ENVERS DU DECOR
Accessible à un large public, cette collection publie essentiellement des documents et des ouvrages d'intérêt général, historique, sociopolitique, biographique, pratique, etc.


 JORDI BARRE, L’enchanteur
Né à Argelès-sur-Mer en 1920, à peine adolescent, Jordi Barre monte sur les planches qu’il ne quittera plus. Après plus de trente ans passés à la direction d’orchestres de bal et une déjà brillante réputation de musicien et chanteur, une rencontre va changer sa vie : Estève Albert qui lui ouvre les portes de la création musicale d’expression catalane. Mais c’est au Fanal Sant Vicens, chorale animée par Solange et Philippe Bauby, que Jordi trouve le ferment de sa renaissance. Au cœur de cet effervescent creuset convergent alors toutes les forces vives de la création nord-catalane. Parmi celles-ci, clin d’œil du destin, Jordi Pere Cerdà. C’est sur un texte du poète cerdan qu’il compose sa première chanson en catalan : Canta Perpinyà.
À cette langue catalane, langue du cœur retrouvée, Jordi ne fait dès lors aucune infidélité. Il porte haut et fort aux quatre coins cardinaux, la voix de ses plus grands poètes : Joan Amade, Josep Carner, Josep Maria Andreu, Jordi Pere Cerdà, Joan Maragall, Jaume Queralt…,et tout particulièrement celles de Joan Cayrol et Joan Tocabens avec qui il forge les liens d’une féconde collaboration.
De Barcelona où il est aux côtés des pionniers de la « Nova Cançó », en passant par Manchester, l’Alguer, Paris (l’Olympia, Bercy)… et jusqu’au lointain Japon, les plus grandes salles lui réservent un triomphe. Parcours prolifique où Jordi aborde avec succès les genres les plus divers, du théâtre musical : Angelets de la Terra, Les Rois de Majorque, O món et à la récente création symphonique Camins d’amor; sans jamais oublier le Fanal de Sant Vicens et l’Estudiantine d’Ille-sur-Têt qu’il continue d’animer avec ferveur.
Une carrière riche à ce jour de plusieurs milliers de galas, de plus de 200 chansons, d’une vingtaine de disques et de multiples prestations à la télévision ; jalonnée de nombreuses distinctions parmi lesquelles « l’Ordre national du mérite » (France) et la « Creu de sant Jordi » (Catalogne).
Mais la plus belle récompense de Jordi, c’est sans aucun doute celle que lui décerne, à chaque récital, son public : le battement des cœurs à l’unisson d’une chanson, soulevés par une même force : la Força de l’amor.
C’est cette fabuleuse histoire que relatera cet album à travers un survol de la carrière du chanteur-compositeur, par le texte et par l’image, mais aussi avec un Single avec deux chansons inédites en catalan de Etienne Roda-Gil.
211 pages. 2003


 Les Classes moyennes dans la barbarie
Jean-Michel Hoerner
La faillite du socialisme peut être considérée comme la fin des idéologies ou même la fin de l’idée de progrès, et l’expansion mondiale du capitalisme, qui a conduit certains à parler de la fin de l’Histoire, peut aussi apparaître comme la montée de périls nouveaux pour l’ensemble de l’humanité. Or, dans les pays qui ont la chance d’avoir des régimes démocratiques, les citoyens se complaisent dans l’individualisme. Ils font preuve d’un abstentionnisme électoral croissant et d’une passivité d’autant plus grave, que les médias nous parlent abondamment des dangers qui nous menacent.

185 pages. 2002


 L’environnement, avenir des territoires
Denis Serre
Dans un monde uniformisé où le proche et le lointain se côtoient sous le règne de la vitesse et de la mobilité, le désir d’attachement, de repères et d’appartenance à des territoires défi-nis s’intensifie chez l’Homme en mal d’identité. Le territoire au-delà du simple espace de vie apparaît pour beaucoup comme un lieu d’amarrage, résultat d’une cohérence et d’une identification, produit d’histoires personnelles comme collectives. Ces territoires sont aujourd’hui en mouvement. Redessinés, ils s’inscrivent dans un plus vaste débat, tant en France avec la réforme régionale en cours que sur le plan européen où ils préfigurent les futures entités administratives.
117 pages. 2003


 PLANÈTE CIRQUE
Dominique Mauclair
Ouvrage de référence, PLANÈTE CIRQUE fait le tour du monde du cirque depuis ses origines jusqu’aux cirques de demain, dont le Cirque du Soleil est l’un des meilleurs exemples. L’ouvrage que nous mettons à la disposition du public privilégie le texte, car il s’agit là d’un ouvrage de référence et non d’un de ces innombrables ouvrages de photos qui, s’ils sont quelquefois intéressants au niveau de l’image, n’apportent rien à la connaissance du sujet. En dix chapitres, Dominique Mauclair passe à travers les siècles et au-dessus des océans afin de mieux nous faire connaître l’histoire du cirque et de son art le plus célèbre : l’acrobatie, depuis le Néolithique jusqu’aux cirques d’aujourd’hui..
Dominique Mauclair, fut durant sa vie tour à tour journaliste spécialisé dans les arts du spectacle, administrateur de cirques, directeur du marketing chez Walt Disney Productions, fondateur du Festival mondial du cirque de demain, président du Cirque National Français, auteur de séries télévisées et de films sur le cirque.
300 pages. 2002


 Les huguenots en Afrique du Sud
Jean-Marie Montbarbut
Le livre :
En 1688, plus de deux cents protestants français, des huguenots réfugiés en Hollande et auparavant exilés de leur patrie pour échapper aux persécutions religieuses, débarquèrent au cap, en Afrique du Sud. Ils se fixèrent sur cette terre nouvelle et se mêlèrent au fil des générations avec les colons hollandais. Leurs descendants formèrent el peuple boer ou afrikaner. Ils furent toujours nombreux parmi les personnalités les plus imminentes qui évoluèrent dans les sphères fort diverses de toute l’activité humaine du pays. On rencontre ainsi leurs noms tout au long de l’histoire sud-africaine. Cette élite représente un motif de fierté pour le patrimoine trois fois séculaires du peuple afrikaner. Les toponymes français disséminés à travers le pays sont aussi les témoins de la formidable épopée et de al généreuse contribution des pionniers de jadis. Ces derniers ont marqué l’espace d’une empreinte française.
Le temps et la distance n’ont point heurté la pierre du souvenir. Au fil des ans, les Africaners d’origine française ont coutume de commémorer les grands événements de leur histoire, sur els lieux mêmes où les premières familles huguenotes s’établirent après leur arrivée au cap. A Franschhoek, le «coin des français», il y a parfois un service religieux empreint d’une grande dignité au Mémorial des Huguenots, pour rendre hommage à la mémoire des ancêtres, à leur lutte pour la liberté et leur volonté de tout sacrifier à leur foi. L’inscription gravée sur le monument porte ces mots :
Elevé en terre sacrée en 1948 par le peuple sud-africain en l’honneur des huguenots du cap (1688) en reconnaissance de leur apport inestimable à la formation de notre nation.
L’auteur :
Voyageur, écrivain, historien et cartographe, Jean-Marie Montbarbut est originaire de Mortagne-sur-Gironde en Charente-Maritime.
Il se passionne pour l’épopée et l’histoire des Français à travers le monde avec un regard particulier pour les Etats-Unis qu’il parcourt depuis 1966, mais également pour l’Indochine, les Indes, les Antilles et l’Afrique du Sud. Il a également publié chez Balzac un roman historique : «L’adieu au Viêt-nam».


 En Chantant
Teresa Rebull
Traduit du catalan par André Vinas – Adaptation française Christine Lavaill
Né en Catalogne du Sud en 1919, d’une famille ouvrière fortement engagée dans l’action politique, Teresa qui deviendra plus tard Rebull ne restera pas indifférente aux luttes politiques qui traverseront l’Espagne et la Catalogne et qui s’achèveront tragiquement par la Guerre d’Espagne et l’émigration de centaines de milliers de Républicains. Militante active, elle s’engagera et devra en 1939 quitter son pays pour un exil qui la conduira comme tous ses camarades de l’autre côté de la Frontière. Pendant des années, à Paris, elle participera à l’euphorie culturelle parisienne, croisant Sartre, Camus et les écrivains latino-américains.
Durant ces années d’exil, elle se dirigera imperceptiblement vers le théâtre, les arts …et à l’âge de cinquante ans, épousera la chanson comme mode d’expression et de défense de la langue catalane. Revenue après ses années parisiennes, du côté français de la Catalogne, à deux pas de sa terre natale, elle s’engagera, après les événements de Mai 68, dans le mouvement de la Nova Cancó catalane qui comptait essentiellement des chanteurs bien plus jeunes qu’elle dont Lluis Llach qui deviendra un de ses meilleurs amis. Depuis plus de trente ans, elle incarne la fidélité à la poésie et à la chanson populaire catalanes, mettant ses plus grands poètes en musique. Fidèle à ses idéaux de jeunesse, mémoire vivante de l’histoire tragique de la Catalogne et de l’Espagne républicaine, militante féministe de la première heure, à 85 ans, Teresa Rebull incarne pourtant sur scène et dans ses chansons la joie de vivre et d’aimer.
En Chantant, biographie construite à partir de l’ouvrage paru en catalan (Tot Cantant – aux éditions Columna) est le récit d’une vie tout entière consacrée à la défense d’une culture et d’idéaux de justice.


 66 Ancètres pour le Pays catalan
Jean Reynal
66 ancêtres pour le Pays catalan présente en 66 portraits – ceci sous double page couleur, de manière didactique, bilingue (français et catalan) et fort illustré – les hommes et les femmes qui au cours des derniers dix siècles ont bâti le Pays catalan et ont donc construit son histoire, dans tous les domaines : la politique, l’économie, les idées (religion, philosophie, sciences), l’art, (architecture, peinture, sculpture, cinéma) et les lettres.
Ces soixante-six personnages donnent une image particulière de cette histoire, ceci à l’usage des Catalans de souche qui l’ignorent trop souvent et des nouveaux catalans qui apprendront à travers ce livre les origines de ce pays comme mémoire commune, territoire à partager avec sa langue et sa culture. Aussi cet ouvrage n’a qu’un but, c’est de partager entre naturel du pays et nouveaux habitants ce qui les unit le mieux : l’histoire… celle qui est faite… celle qui reste à construire.
Jean Reynal, conservateur du Patrimoine est l’auteur de plusieurs ouvrages touchant l’histoire de la Catalogne française et de son histoire de l’art.


 Ainsi parlait Nietzsche
Jean-Michel Hoerner
À quarante-quatre ans, Friedrich Nietzsche vit, à Venise, ses derniers moments de folie créatrice en compagnie de Zara (son bon disciple Zarathoustra qui le soulage de ses terribles maux) et de Nysos (le dieu Dionysos qui apporte le destin). Il est très malade et s’interroge : doit-il achever La transvaluation de toutes les valeurs ou mettre en place sa grande politique et son cortège de guerres terribles ?
Dans la douceur du climat méditerranéen, le philosophe allemand, qui hésite à s’engager dans son dernier combat, rencontre souvent ses deux acolytes, ses ombres les plus chères qui l’abritent de la folie. Il les écoute et les apostrophe. Ainsi, Nietzsche découvre que ses alliés de circonstance, rassemblés autour de sa sœur Lisbeth, sont tous d’ardents nationalistes et de vils antisémites… Sa grande politique ne va-t-elle pas faire naître un dictateur ou quelque Führer ?
Ce thriller philosophique s’attache à une période peu connue du grand penseur, qui porte en germe le terrorisme du XXe siècle et peut-être des temps à venir…
Jean-Michel Hoerner, professeur de géopolitique et ancien Président de l’Université de Perpignan, est également un spécialiste du tourisme (« La science du tourisme, précis franco-anglais de tourismologie », écrit avec C. Sicart). Il a publié, en 2003, un essai sur « Les classes moyennes dans la barbarie » et vient de terminer une comédie surréaliste, « Dali et le crime de la fausse Garbo », mise en scène par la troupe du « Théâtre chez soi ».


 Baixas, A la rencontre de nos ancêtres (Des origines à la fin de l’Ancien Régime 1789)
Le livre :

Le village de Baixas, étymologiquement « lieux bas », est blotti au fond d’une cuvette, entre les vallées de la Têt et de l’Agly. Le Canigou et les Pyrénées en toile de fond. Les Corbières se terminent ici, en s’étalant par le piémont du massif calcaire de la Pena, dont le point culminant appelé Roc Redon se situe à une altitude de 328 mètres.
Raconter l’histoire de Baixas, comme le fait le présent ouvrage c’est d’une certaine manière raconter l’histoire de la Catalogne française.
Cette commune de 1891 hectares, au caractère moyenâgeux, située juste à quelques encablures de la capitale du département, Perpignan, condense à elle seule toute l’histoire de cette région au passé prestigieux.
Ses richesses sont connues et reconnues : la vigne qui en recouvre presque entièrement son territoire, avec ses cépages nobles et de nombreux produits de très haute qualité comme ses muscats et ses Côtes du Roussillon Village ; ses carrières de marbre dont la couleur varie entre le bleu et le blanc, l’un des plus beaux du département, ont fait dès le Moyen Age la renommée du village.
Baixas est donc en soi un village porteur d’histoire, d’une histoire qui connut aussi des moments plus tragiques, comme ceux de 1907 et des grandes luttes viticoles dont les vignerons de Baixas furent les initiateurs.
Si jusqu’au milieu du XXe siècle sa population avait décliné, due à l’émigration de ses habitants qui quittaient la terre pour chercher des emplois en ville, l’on sait que depuis, cette situation s’est améliorée, et que sa courbe démographique est à la hausse.
De nouveaux résidents sont venus rajeunir la population traditionnelle et lui a apporté un sang neuf. Ses carrières ont trouvé de nouveaux débouchés ; son vin grâce à des rendements réduits, l’apport de nouveaux cépages et le travail remarquable des vignerons, a acquis des lettres de noblesse qui dépassent largement les frontières de notre pays.
Le livre de René Oriol, richement illustré avec de très nombreuses photos couleurs, permettra au lecteur de découvrir le passé prestigieux de cette cité médiévale.





 Jean Sala raconte les Poupées Bella
Le Livre :
Il y a des aventures industrielles qui laissent des traces dans la mémoire collective. Chaque région de notre hexagone a vu naître en son sein des entreprises qui furent le ciment d’une collectivité. En catalogne française, région traditionnellement agricole, elles ne furent pas très nombreuses.
Mais l’une d’entre-elles est restée dans la mémoire des hommes et surtout des femmes qui portèrent cette entreprise de poupée, qui reste encore aujourd’hui le plus important employeur du département des Pyrénées-Orientales et qui était devenue une des principales entreprises de l’industrie de la poupée en Europe.
C’est cette histoire à laquelle toute sa vie professionnelle mais aussi personnelle et familiale fut étroitement liée durant trente-sept ans que retrace son ex-directeur Jean Sala dans cet ouvrage (illustré de plus de cent photos) : Jean Sala raconte les poupées Bella publié en ce mois de janvier chez Balzac Editeur.

BELLA, c’est l’histoire d’un homme, Salvi Pi, de sa femme, et d’une petite équipe qui, à force de persévérance et d’initiative, et parce que le goût du beau les a habités, se sont imposés dans un merveilleux univers, celui des rêves de petites filles en devenant un des principales entreprises de l’industrie de la poupée en Europe.
C’est à l’age de 40 ans, après de nombreuses années au sein des Poupées Bella, que Jean Sala a pris la responsabilité de l’entreprise la plus importante du département des Pyrénées-Orientales. Mais en 1984, après un dépôt de bilan qui aurait pu et dû être évité, cette fabuleuse aventure prenait fin.
Il lui fallait donc faire revivre Bella sous une autre forme, avec son souvenir toujours présent, pour ne pas oublier celles qui furent parmi les plus belles poupées du Monde.

En 2000, dans un premier ouvrage il avait esquissé les grandes lignes de cette épopée. Aujourd’hui, avec l’ouverture à Perpignan du musée consacré à ce fleuron de l’industrie de la poupée, Jean Sala se devait de reprendre cet ouvrage afin de raconter la véritable histoire de cette magnifique et merveilleuse entreprise, vécue de l’intérieur, que personne ne pourra contester, que personne ne pourra contourner et qui, au fond reste son histoire!


 D’ARTAGNAN,BIOGRAPHIE DU CAPITAINE LIEUTENANT DES MOUSQUETAIRES DU ROI.
Odile Bordaz Coll
« D’Artagnan ! Un nom qui fait rêver et qui a fait le tour du monde. Il claque comme un étendard au vent des chevauchées, il résonne du cliquetis des épées, il porte en lui les passions et les rêves d’une jeunesse téméraire, avide de vivre et de se couvrir de gloire…»
Le Livre :
Voici une nouvelle édition revue et corrigée de la monumentale biographie, si saluée par la presse, qu’Odile Bordaz qui figure parmi les meilleurs spécialistes du célèbre mousquetaire, a consacré à D’Artagnan !
Elle complète Les chemins de d’Artagnan et des Mousquetaires qui vient de paraître, où elle nous convie, en compagnie de Messieurs les Mousquetaires à cheval de la garde du Roy à une grande promenade à travers l’Histoire et les histoires…
Cette biographie est donc le résultat de plusieurs années de nouvelles recherches sur la vie et la carrière du plus célèbre des mousquetaires. Des investigations menées à travers toute l’Europe, sur les lieux mêmes où il a vécu et où il est intervenu, ont permis de découvrir des éléments inattendus qui éclairent d’un jour nouveau ce personnage, qui fut bien plus qu’un héros de roman de cape et d’épée. Homme de confiance de la reine Anne d’Autriche et du Cardinal Mazarin, il a passé plus de trente années au service du roi Louis XIV. Capitaine lieutenant de la première compagnie des mousquetaires, dite des «Grands Mousquetaires» ou «Mousquetaires gris», officier d’élite, il a participé sous les ordres du maréchal de Turenne et du Prince de Condé à toutes les campagnes de la première partie du règne de Louis XIV. Gentilhomme de la cour du Roi-Soleil, contemporain de Molière et de Lulli, Charles de Batz de Castelmore d’Artagnan a été nommé gouverneur de Lille en 1872, un an avant sa mort à Maastricht. Le «vrai d’Artagnan» n’a rien à envier au héros de légende. Il en a la bravoure, le panache et la gloire. Sa vie à elle seule illustre les premières décennies du siècle de Louis XIV. La réalité n’est-elle pas parfois plus belle que la fiction ?

L’auteur : Odile Bordaz est historienne et docteur en histoire de l’art. Auteur de plusieurs ouvrages, elle est aussi romancière. Conservateur du patrimoine, successivement en charge des musées du Gers, de l’action culturelle à la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, de la Basilique royale de Saint-Denis, elle est actuellement administrateur du Château de Vincennes pour le Centre des monuments nationaux.
Les D’Artagnan d’Odile Bordaz publiés chez Balzac Editeur au cœur de l’actualité
On savait que d’Artagnan, personnage d’Alexandre Dumas, était le héros favori des Français. On savait également qu’il était le plus connu des personnages historiques à l’étranger ! Mais combien d’entre eux savent que d’Artagnan a bel et bien existé !
Odile Bordaz travaille depuis près de 15 ans sur le plus célèbre des Mousquetaires à qui elle a consacré une monumentale biographie D’Artagnan, biographie du capitaine Lieutenant des Mousquetaires du Roi. Les éditions Balzac ont, depuis 15 ans, soutenu et publié le travail de recherches de l’historienne. C’est ainsi qu’après le succès de la biographie, est paru en 2007 un second ouvrage : Sur les pas de D’Artagnan et des Mousquetaires.
Plusieurs années d’investigations menées à travers toute l’Europe, sur les lieux mêmes où le Mousquetaire a vécu et est intervenu, ont permis à Odile Bordaz de découvrir des éléments inattendus qui éclairent d’un jour nouveau ce personnage et l’autorisent à penser être sur les traces de la sépulture de Charles de Batz de Castelmore, le vrai d’Artagnan.
Cette information divulguée à l’occasion de la parution de la nouvelle édition de Sur les pas de D’Artagnan et des Mousquetaires a eu l’effet d’une bombe. En effet, l’ensemble de la presse française, du Monde à Libération en passant par Les Échos, Sud-Ouest, La dépêche, ont consacré des articles à cette possible découverte. D’Europe No 1 à France Inter en passant par RTL, les journaux d’informations ont interviewé l’historienne. À leur tour, l’AFP et la presse européenne se sont emparées du dossier ! Le Times de Londres y a consacré un long article, relayé quelques jours après par la presse italienne, espagnole et celle des pays de l’Est. La plupart des grands quotidiens d’Amérique latine s’en sont fait l’écho ! La presse australienne et canadienne ont aussi relégué l’information.
À ce jour, on a recensé plus de 35 pages internet consacrées aux travaux d’Odile Bordaz. C’est pourquoi en 2009, Balzac éditeur fera paraître un troisième volume D’Artagnan de A à Z afin de compléter le monumental travail consacré par Odile Bordaz au plus célèbre des mousquetaires français !
Cette reconnaissance médiatique, au-delà de toute attente, réconforte les Editions Balzac dans leur choix éditoriaux et dans la poursuite de leurs activités !


 Sur les chemins de D’Artagnan et des Mousquetaires.
Odile Bordaz Coll.
L’auteur :
Odile Bordaz est historienne et docteur en histoire de l’art. Auteur de plusieurs ouvrages, elle est aussi romancière. Conservateur du patrimoine, successivement en charge des musées du Gers, de l’action culturelle à la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, de la Basilique royale de Saint-Denis, elle est actuellement administrateur du Château de Vincennes pour le Centre des monuments nationaux.

Les D’Artagnan d’Odile Bordaz publiés chez Balzac Editeur au cœur de l’actualité
On savait que d’Artagnan, personnage d’Alexandre Dumas, était le héros favori des Français. On savait également qu’il était le plus connu des personnages historiques à l’étranger ! Mais combien d’entre eux savent que d’Artagnan a bel et bien existé !
Odile Bordaz travaille depuis près de 15 ans sur le plus célèbre des Mousquetaires à qui elle a consacré une monumentale biographie D’Artagnan, biographie du capitaine Lieutenant des Mousquetaires du Roi. Les éditions Balzac ont, depuis 15 ans, soutenu et publié le travail de recherches de l’historienne. C’est ainsi qu’après le succès de la biographie, est paru en 2007 un second ouvrage : Sur les pas de D’Artagnan et des Mousquetaires.
Plusieurs années d’investigations menées à travers toute l’Europe, sur les lieux mêmes où le Mousquetaire a vécu et est intervenu, ont permis à Odile Bordaz de découvrir des éléments inattendus qui éclairent d’un jour nouveau ce personnage et l’autorisent à penser être sur les traces de la sépulture de Charles de Batz de Castelmore, le vrai d’Artagnan.
Cette information divulguée à l’occasion de la parution de la nouvelle édition de Sur les pas de D’Artagnan et des Mousquetaires a eu l’effet d’une bombe. En effet, l’ensemble de la presse française, du Monde à Libération en passant par Les Échos, Sud-Ouest, La dépêche, ont consacré des articles à cette possible découverte. D’Europe No 1 à France Inter en passant par RTL, les journaux d’informations ont interviewé l’historienne. À leur tour, l’AFP et la presse européenne se sont emparées du dossier ! Le Times de Londres y a consacré un long article, relayé quelques jours après par la presse italienne, espagnole et celle des pays de l’Est. La plupart des grands quotidiens d’Amérique latine s’en sont fait l’écho ! La presse australienne et canadienne ont aussi relégué l’information.
À ce jour, on a recensé plus de 35 pages internet consacrées aux travaux d’Odile Bordaz. C’est pourquoi en 2009, Balzac éditeur fera paraître un troisième volume D’Artagnan de A à Z afin de compléter le monumental travail consacré par Odile Bordaz au plus célèbre des mousquetaires français !
Cette reconnaissance médiatique, au-delà de toute attente, réconforte les Editions Balzac dans leur choix éditoriaux et dans la poursuite de leurs activités !


 Les Rebels, une fraternité de motards hors la loi
Daniel R Wolff
Le motard hors-la-loi que l’on méprise, craint ou admire parfois, est devenu un fait e société dont le cinéma américain, entre autre avec The Wild One et Easy Rider, a largement contribué à imposer une certaine image extérieure dans le grand public. Mais qu’en est-il dans les faits? Quel mode de vie pratique el motard hors-la-loi? Quel image a-t-il de lui même? A quel sous-culture appartient-il? Comment rejoint-il une fraternité (ou club) et à quelles conditions en devient-il membre? Quel est la structure politique et économique du club? Comment s’organise la défense de son territoire par rapport aux autres club? Quelle place y occupent les femmes? Qu’en est-il de la violence, du crime et de la loi du silence? Quels liens les «Rebels» entretiennent-ils avec les autres clubs, en particulier les Hells Angels?
Ce document unique et tout a fait accessible permet de mieux comprendre ce phénomène de société que représentent aujourd’hui les motards hors la loi.
Daniel R. Wolff est professeur d’antropologie à l’Université de l’Ïle-du-Prince-Edouard et fut membre du club Les Rebels durant quelques années.


 Le spectre de la droite
Martin Robin
La vie politique au Canada et au Québec a déjà été grandement perturbée et assombrie entre les deux guerres mondiales et particulièrement au cours de la grande dépression, par des mouvements bien structurés qui avaient leurs accointances avec le pouvoir et l’intelligensia en place. Martin Robin retrace les origines et la progression de ces mouvements nativistes et fascistes – entre autre le Ku Klux Klan en Saskatchewan, le Parti National social Chrétien d’Adrien Arcand au Québec, les divers groupuscules fascistes et nazis issus des communautés italienne et allemande -, jusqu’à leur déclin et leur suppression en 1940 lors de l’entrée en guerre du Canada.


 Rigaud, un peintre catalan à la cour du Roi-Soleil
Renada-Laura Portet
Traduit et adapté du catalan par l’auteur
Rigaud, un peintre catalan à la cour du Roi Soleil est la version française adaptée et revue pour un public français de la biographie romancée du célèbre peintre d’origine roussillonnaise de Louis XIV, paru en langue catalane, sous le titre de Rigau et Rigaud.
Cette biographie du célèbre peintre narre la vie de l’artiste (Perpignan 1659- Paris 1743) avec une spéciale prédilection pour sa longue étape de peintre de cour et la reconstruction des faits survenus sous la férule mythique du Roi Soleil. Y pullulent donc des personnages mémorables, l’abbé de Rancé, l’abbé Tempête, les grandes dames des salons littéraires français (Mme de la Fayette, Mme de Sévigné) et, surtout Françoise d’Aubigné (petite fille de l’auteur de Les Tragiques), la maîtresse préférée de Louis XIV, connue sous le nom de Madame de Maintenon, tous impliqués dans des intrigues de pouvoir et de lit qui animent ce récit sur le développement et la maturation d’un instinct artistique. Mais le plus intéressant se trouve dans la manière de raconter qui est celle de Renada-Laura Portet. Son Rigaud n’est à pas à proprement parler un roman. C’est plutôt un suggestif cocktail qui fait appel à des procédés propres au tableau historique, à la biographie à la manière anglo-saxonne, à la prose poétique et au feuilleton du XVIIIe siècle. La prose y est baroque et exigeante, très heureusement éloignée des modèles conventionnels, et dégage une sensualité généreuse qui imprègne et colore toute la narration.
Renada-Laura Portet est un des principaux auteurs de la catalogne française. Auteur d’une œuvre essentiellement écrite en catalan elle préfère se traduire et donc se réécrire en français elle-même. C’est donc une œuvre différente de la version originale qui nous est proposée ici.


 L’histoire du Québec illustrée
Léandre Bergeron et Robert Lavaill
L’Histoire du Québec illustré reprend sous forme de bande dessinée le fameux petit manuel de l’histoire du Québec de Léandre Bergeron qui donnait du Québec une vision fort différente de celle des manuels d’histoire officiels. Conçue par le dessinateur et caricaturiste Robert Lavaill cette BD publié à l’origine en deux fascicules («Le Régime français» et «la Conquète»)est d’abord paru en 1972. Désormais elle estrepubliée en un seul volume à l’intention de ceux qui n’ont pas connu l’esprit d’Octobre 1970 et qui le rédécouvre.


LA COLLECTION LITTERATURES À L'ESSAI
Plus actuel dans le choix des sujets qu'il n'épuise pas, plus libre quant à la démarche qu'il propose, plus personnel sur le plan de l'interprétation qu'il risque, plus hétérogène selon l'écriture qu'il met en jeu, l'essai est devenu un genre à part entière et occupe désormais une place importante dans la production littéraire. Cette collection présente des essais consacrés à des thèmes, des questions, des auteurs, etc., appartenant à toutes les littératures.


 Libertinage et Donjuanisme chez Kundera
• Libertinage et Donjuanisme chez Kundera. Marie-E Drapper
127p., 2002.
La question de l'érotisme chez Kundera a captivé Marie-Ève Draper, érotisme oscillant entre deux inspirations philosophiques du comportement, le libertinage et le donjuanisme. De Risibles amours à la lenteur, elle passe au crible le corpus littéraire de l'auteur tchèque, dégageant différents aspects dans sa façon d'envisager l'érotisme des personnages. Un rappel du contexte socio-historique des deux mouvements tributaires de l'érotisme français du XVIIIe siècle permet de mieux appréhender l'attitude existentielle des héros de Kundera et de les situer dans un héritage culturel qui définirait leur comportement.


 La femme noire dans le discours littéraire haïtien
Gérard Étienne
Dans cet essai, Gérard Etienne nous amène «sur un terrain où, pour la première fois, le Noir lui même va démystifier un patrimoine sémiotique fondé sur la ségrégation de la femme noire opposée à la Brune, à la Mulâtresse ou à la femme blanche.» Mais ce qui frappe Gérard Etienne, c'est le parallélisme et la complémentarité des littératures racistes et haineuses avec le discours littéraire haitien. En lecture profonde comme en lecture de surface, l'auteur a repéré «dans les productions haitiennes les mêmes signes répulsifs et obsessionnels qu'il a analysés dans son essai La Question raciale et raciste dans le roman québécois. Qu'il s'agisse de laideur, de puanteur, de bestialité, d'animalité, de domesticité, etc... la même configuration de signifiants racistes recoupe les énonciations où l'autre est perçu comme une chose non marquée. Vue cet angle, il existe une phénoménologie raciste qui semble résister à la transgression et au dépassement. Ou encore, dans des sociétés fraîchement libérées de l'esclavage ou du colonialisme, les variables racistes demeurent incorporées aux superstructures sociales. De sorte que la classe dominante (ou le groupe qui possède le savoir) théorise un ensemble de symptômes qui expriment un pacte symbolique avec la déchirure humaine.»
Gérard Etienne, poète, romancier, essayiste a choisi l'exil au Canada en 1964, après avoir été emprisonné et torturé en Haiti à 15 et 23 ans. Il enseigne l'écriture de la presse, la phonétique appliquée et la philologie à l'Université de Moncton, au Nouveau Brunswick. Il a été couronné meilleur éditorialiste 1989 par l'Association de la presse canadienne hors Québec. Gérard Etienne a été aussi récipiendaire du certificat d'Honneur Maurice Gagnon du C.I.E.F (Centre international d'Études francophones) et Médaillé d'or de la Renaissance française.


 Henri Miller, Essai indiscret
Gérald Robitaille
(Édition revue, corrigée et augmentée)
Henri Miller, un monstre sacré de la littérature américaine, un monstre sacré de la littérature tout court. Gérald Robitaille, mort il y a quelques années, fut son secrétaire pendant vingt ans. C’est dire qu’il connut, tant en Europe qu’au Etats-Unis le Père Miller, comme il aimait à l’appeler. C’est une édition revue, corrigée et augmentée par l’auteur lui-même quelques années avant sa mort que nous publions en cette rentrée.
Gérald Robitaille a été le secrétaire d'Henry Miller pendant vingt ans, tant à Paris qu'en Californie. À la fois chauffeur, nounou, garde malade, confident — et exutoire par où se sont épan¬chées raison et déraison du Maître —, il a été son homme de main, chargé de mettre à la porte les importuns ou les amis que l'écrivain n'osait remercier lui même. C'est dire que Robitaille l'a connu sous toutes les coutures, avec ses travers et ses qualités, ses passades et sa noblesse de cœur. À son contact, rares étaient les jours tranquilles.
Toujours tendre, souvent truculent, jamais malintentionné même lorsque sa plume est acérée, Gérald Robitaille démontre les rouages parfois grinçants de l’imposante machinerie derrière laquelle se cachait Henri Miller – Dieu le père.
Derrière le phénomène Miller, avec sa manière brutale de dire les choses, cet essai certes indiscret bouscule les idées reçues sur la littérature, quand celle-ci retrouve sans pudeur les bas-fonds d’où elle est issue.


 La Fiction en question
Francis Tremblay.
Qu'est ce que la fiction ? C'est la question autour de laquelle se développe la réflexion proposée par cet essai. Questionnement qui ne prétend pas apporter l'ultime révélation de réponses définitives et absolues aux interrogations qu'il soulève. La perspective adoptée se veut celle d'une ouverture (théorique et analytique) face aux récits fictifs et à la mimesis narrative. Il s'agit d'interroger et de remettre en question les idées reçues sur ces histoires fabriquées de toutes pièces. Il s'agit également d'être attentif aux fonctions sociales et psychologiques qu'elles exercent dans nos vies individuelles et collectives.
Francis Tremblay est docteur en sémiologie de la mémoire. Ses études et recherches l'ont conduit à enseigner la littérature, la théorie littéraire, l'analyse du discours, la sémiolinguistique, la méthodologie du travail intellectuel, la pédagogie du français, la didactique de la langue et le cinéma dans de nombreuses universités canadiennes.



 Ludovic Massé "Un Imaginaïre catalan"
Hyacinthe Carrera
Hyacinthe Carrera, agrégé de lettres modernes, et qui enseigne aujourd’hui à l’Université de Perpignan consacre cet ouvrage à un des auteurs les plus particuliers du mouvement des écrivains prolétariens - mouvement dirigé par Henry Poulaille - Ludovic Massé, lequel a produit l'essentiel de son œuvre entre 1930 et 1970. Un écrivain original qui ne quitta jamais sa terre d’origine, la terre catalane, et dont les thèmes de l’œuvre sont puissamment marqués par ce choix initial. Ils sont tout d'abord ceux de la mémoire d'une terre et de ses habitants, de la famille ou de l'école sous la Troisième République, en passant par la présence de l'Histoire dans les vies des humbles. On sait que le travail d'écriture de Ludovic Massé est soutenu par des valeurs idéologiques et morales auxquelles il a été fidèle toute sa vie. Ce sont celles des écrivains prolétariens, qui donnent la première place à des personnages modestes dans les récits. Cet essai vise à mettre à jour les structures imaginaires qui dynamisent les écrits de l’auteur des Grégoires ou du Vin pur. Celles de son «imaginaire idéologique» qui doit beaucoup à sa "catalanité" mais aussi à l'influence des écrivains prolétariens, à celle de Tolstoï, à l'importance des livres. Celles, également, de sa volonté de "faire mythe", à travers les espaces montagnards catalans. Celles, enfin, d’un imaginaire très personnel, par le biais du conte d'une part, de la prégnance des pulsions, d'autre part, en prise à la fois avec les rêveries les plus archaïques de l'Etre Humain et avec les mythes de l'arc méditerranéen.


 LE DEVELOPPEMENT DURABLE DE A À Z
Les auteurs :
Maryse LAPERGUE, journaliste, militante écologiste associative dès les années 70 aux Amis de la Terre (France) a été conseillère régionale, élue locale ainsi que Chargée de mission au cabinet du Ministre de l’Environnement de 1995 à 1997.
Denis SERRE , consultant en Environnement auprès d’entreprises, de collectivités territoriales mais aussi d’associations de défense de l’environnement. Il a publié en 2003 un essai « l’Environnement, avenir des territoires » (Éd. Balzac) et, en 2005, « L’éco-citoyenneté de A à Z » (Éd. NéRÉe)
Le livre :
Même s’il fait débat, le concept de développement durable est devenu un objectif majeur d’actualité. Largement vidé en France de réelle substance, le « développement durable » n’y est plus qu’une expression tellement banalisée qu’elle s’est facilement intégrée au sabir « politiquement correct » de nos décideurs et gouvernants de gauche comme de droite. On peut ainsi parler d’un habillage verbal conjoncturel servant de nouvelle justification au principe même de développement afin d’en esquiver la critique.
Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? C’est notamment en raison de cette dégénérescence du concept même de développement durable, que l’objectif de promouvoir un modèle de développement différent de celui qui a dominé les cinq dernières décennies se fait pressant. Les trente glorieuses ont démontré a contrario qu’un développement réduit à la seule croissance économique débouche sur des déséquilibres écologiques dangereux et des désordres sociaux problématiques pour l’avenir de notre planète ainsi que sur une instabilité économique.
Se préoccuper du long terme en pointant les dérives productivistes de l’économie de marché
pour les contenir dans des limites rendant le développement écologiquement, socialement et éthiquement acceptable, est à la base de toute action en faveur d’un développement durable qui remet l’Homme en perspective.
L’utilité de cet ouvrage est d’explorer, à travers une centaine de rubriques, le vaste champ opérationnel du développement durable et, en le rendant compréhensible, de servir en toute modestie de guide pour ceux qui veulent réellement agir.



LA COLLECTION TRAIN JAUNE
La « collection Train Jaune » a été créée par Balzac éditeur avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon et en partenariat avec le projet de Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes et le Centre Régional des Lettres du Languedoc-Roussillon. Cette collection de littérature à caractère populaire, au format proche du livre de poche pour rester dans l’esprit du « roman de gare », a pour cadre la ligne ferroviaire de Cerdagne et son célèbre Train jaune. Elle aborde l’histoire de la ligne et ses aspects remarquables son architecture, son savoir-faire ; révèle les magnifiques paysages que l’on peut admirer sur son parcours.


 Mata-Gossos
Serguei Dounovetz
Mata-Gossos « démarre de nos jours à Villefranche et conte la fuite d’un voyou recherché, un homme sans nom qui court après une guerre oubliée et qui commet un curieux braquage. Dans sa fuite il croise une fille aux cheveux rouges et au passé trouble. Pour éviter les nombreux barrages routiers mis en place par la gendarmerie, elle propose au fugitif d’emprunter la ligne du Train jaune pour atteindre la frontière espagnole. Deux flics de choc se jetttent à leurs trousses et vont user de toute leur autorité pour brise ce couple réfractère qui embrase la vallée. Le train jaune soutient cette escapade qui le conduira après mille aventures jusqu’à la frontière d’Espagne… »
123pages. 2003


 Nouveauté :Le Canari fantôme
de Joëlle Wintrebert
C 'est un train historique, Manu ! Prends-le absolument. Tu te donneras le grand frisson panoramique. Surtout quand il remonte le Conflent, de Villefranche à Mont-Louis. Gorges et ponts du vertige. Remarque bien, la Cerdagne n 'est pas moins belle, mais là, tu troques la sauvagerie des pentes contre un plateau ouvert, des prairies bucoliques où viennent s'enraciner gentiment les massifs. Prends le train, Manu. Jure-moi que tu ne resteras pas le cul vissé sur ta chaise ou dans ta voiture pendant tout ton séjour. »
Sur les conseils de Carlos, son ami psychiatre, Manu, fragilisé par une rupture qu'il a ressenti comme un deuil, s'installe pour un mois à Sauto, près de Mont-Louis, dans les Pyrénées catalanes. Il est vite témoin de phénomènes étranges.
Il semble le seul à voir passer un Train jaune non répertorié en direction de Villefranche. Une jeune femme apparaît et disparaît, aussi belle qu'évanescente, et lui tient des propos impossibles. Quant à la curandera rencontrée dans le train, peut-être lui donne-t-elle une clé de l'énigme, mais de façon bien peu satisfaisante pour un esprit cartésien. Manu se demande s'il n'est pas sur la frange ténue qui sépare la santé mentale de la folie...
Joëlle Wintrebert, auteur, critique, anthologiste et scéna¬riste s'est d'abord intéressée à l'audiovisuel. Elle réalisera un court-métrage 16 mm, écrit des scénarios pour la télévision, puis deviendra rédactrice en chef de la revue Tv Horizons du Fantastique. Elle découvre alors le micro¬cosme de la science-fiction française et fait paraître ses premières nouvelles dans le genre. Joëlle Wintrebert a exploré dans une vingtaine de livres les voies de l'anticipation, du thriller et du roman historique.


LES GUIDES



 Le Monde de la Nuit
François Gomez
Guide trilingue Français/Anglais/Espagnol
Le Monde de la Nuit (Catalogne) premier guide dela collection, vous fait découvrir toute une nouvelle génération de lieux « branchés » de cette belle région qui n’a pas son pareil pour réussir l’accord parfait entre les deux sœurs catalanes : la petite du Nord (française) et la grande du Sud (espagnole). De Barcelone à Perpignan, en passant par la Costa Brava, les Pyrénées et le littoral roussillonnais, Le Monde de la Nuit vous conduit tout le long de vos soirées catalanes, que vous souhaitiez vous y « éclater » ou vous y « encanailler »… jusqu’au petit matin. De l’apéro à l’after, sont recensés par catégorie les établissements les plus performants et les plus fréquentés et à surtout ne pas manquer des deux Catalogne. Dénicher un bar sympa et confortable, un restaurant tendance, comparer les ambiances et les quartiers, tel est le but qui a conduit l’auteur à vous guider dans ce « monde la nuit ». Et afin d’être le plus complet possible, ce guide conçu en trois langues (français, anglais et espagnol) vous donne aussi des indications sur la situation géographique des lieux de rencontres (hétéros, gays, échangistes) les plus en vue.
François Gomez, concepteur de ce guide, connaît bien ce « monde de la nuit » puisque, depuis près de 20 ans, il a dirigé complexe de loisirs, discothèque et bars en Roussillon. Entrepreneur dynamique, il a créé et a été directeur de publication d’une revue professionnelle en hôtellerie-restauration (MDN, l’hôtellerie nouvelle génération). Aujourd’hui, il est aux commandes du bar musical – restaurant Les Trois sœurs à Perpignan. Pour la rédaction de cet ouvrage, François Gomez s’est entouré de collaborateurs de formations très diverses, mais ayant en commun une bonne connaissance de la région et du milieu qu'ils décrivent.


LA COLLECTION L’ECRITURE INDOCILE



 Les contes et leurs fantasmes
Jean Bellemin Noël
Édition revue, corrigée et augmentée
D’abord paru en 1983 aux Presses Universitaires de France, cet ouvrage de Jean Bellemin Noël dresse comme par enchantement la table de nos fantasmes qu'il nous convie à déguster en écoutant à nouveau ces histoires exemplaires et ritualisées que sont les contes mais en insistant sur cette relation fabuleuse qu'ils mettent en jeu à partir de notre activité psychique. Aux huit contes analysés des frères Grimm, qui formaient le noyau de la première édition, s'ajoutent aujourd'hui deux nouvelles études consacrées à Peau d'âne et Le Petit Chaperon rouge. Le point de départ de la méthode de Bellemin Noël, qu'il appelle textanalyse, réside dans le travail inconscient de ces contes qui, malgré leur archaïsme (la vieille Sorcière, le Château, la Forêt) et leur cruauté (résorbée, il est vrai, dans le merveilleux), continuent encore aujourd'hui à charmer les enfants et à agiter leur imagination. Car les contes, par leurs canevas familiers, constituent l'un des premiers matériaux à partir duquel nous apprenons à notre tour, sans trop le savoir, à conter, c'est à dire à broder et ainsi à accomplir un désir inconscient.


 La topologie de Lacan Une articulation de la cure psychanalytique
Jean Paul Gilson
Jacques Lacan est surtout connu pour ses écrits illisibles, ses démêlés avec les organisations psychanalytiques internationales, ses aphorismes sur le langage et son «De retour à Freud». Aujourd'hui, Jean Paul Gilson, un élève de Lacan qu'il a suivi jusqu'au bout, publie la leçon de 27 années de séminaires décortiqués un à un. Une logique de la pratique psychanalytique, sorte de vade mecum de la cure, se dégage de ce parcours du plus grand psychanalyste français. Ainsi peut on suivre, au fil d'une démonstration didactique qui ne se dément pas, les grandes étapes d'une cure analytique qu'accompagne une présentation inédite de la topologie spécifique à Lacan, qui rend compte des chemins de la parole, de la logique sexuelle et des figures de la subjectivité.


 Des mots pour décomprendre
Michèle Nevert
Après s'être interrogée sur les différences entre folie et psychose, Michèle Nevert se propose dans cet ouvrage de parcourir les principaux travaux qui ont été consacrés au langage des malades mentaux et de mener sa propre analyse de textes psychotiques. Une fois établi un certain nombre de caractéristiques verbales du discours psychotique, elle compare ces déviations avec certaines «créations» langagières qu'é¬laborent poètes, écrivains et humoristes. Une biblio¬graphie très complète, consacrée à la psychopathologie de l'expression et aux rapports entre création et folie, vient compléter cette étude interdisciplinaire.


 Les accrocs du langage
Michèle Nevert
Les rapports entre le langage et la folie sont riches, multiples, et ils soulèvent autant de questions que de réponses. À partir de disciplines aussi différentes que la littérature, la philosophie, la linguistique, la neurologie, la psychiatrie et la psychanalyse, ce collectif (sous la direction de Michèle Nevert) confronte des idéologies et des points de vue divergents, tout en offrant une réflexion interdisciplinaire sur les langages atypiques, l'écriture et la folie, les jeux de langage, etc.


LA COLLECTION L'UNIVERS DES DISCOURS
Collection dirigée par Antonio Gómez Moriana et Walter Moser L’Univers des discours est une importante collection d'ouvrages universitaires consacrés aux théories et aux pratiques discursives dans le champ littéraire, culturel, politique, social, juridique, institutionnel, scientifique ou autres. L'analyse des discours, pratique encore récente et interdisciplinaire, fait appel à d'autres disciplines autrefois cloisonnées, telles la linguistique, la sémiologie, les théories de la littérature ou de la communication, la psychanalyse, la sociocritique, etc., offrant ainsi une base de dialogue et un champ d'interaction. L'analyse des discours porte également sur la production des discours et sur leur emploi ludique, parodique et subversif, permettant donc au littéraire de jouer le rôle qui est le sien à l'intérieur de l'univers des discours. C'est ainsi qu'on trouvera, parmi la cinquantaine de titres publiés jusqu'ici, des analyses consacrées à des sujets précis comme le roman, la fable, le récit, le théâtre, la traduction, l'architecture, la littérature québécoise ou sud américaine, ou à de grands auteurs tels Cervantes, Novalis, Pirandello, Artaud, Albert Memmi et Hubert Aquin. D'éminents professeurs ont publié leurs recherches dans la collection L'Univers des discours: Paul Zumthor (médiéviste de réputation internationale), Jozef Kwaterko de l'Université de Varsovie en Pologne, Augusto Ponzio de l'Université de Bari en Italie, Tadeusz Kowzan de l'Université de Caen en France, Marc Angenot de l'Université McGill, Walter Moser et Wladimir Krysinski de l'Université de Montréal, et Antonio Gómez Moriana, fondateur de la collection, de l'Université Simon Fraser au Canada. Ces ouvrages sont destinés à tous les professeurs et étudiants intéressés aux théories et aux pratiques discursives, et désireux de poursuivre leur enseignement, leurs recherches ou leurs études.


 Transatlantiques Posmodernités
Caroline Bayard
Les postmodernités sont elles l'égrenage d'archipels hétérotopiques pour fin de siècle? Telle est l'image qu'explore dans cet ouvrage Caroline Bayard lorsqu'elle examine les différentes manifestations postmodernes, tant en Amérique du Nord où dominent la production d'artéfacts architecturaux, photographiques et fictionnels, qu'en Europe de l'Ouest et en Europe centrale où les attentes politiques et éthiques propres à ces cultures sont mises en théorie. Si les postmodernités ont bouleversé, sur les deux continents, les discours urbains et les systèmes heuristiques, elles auront surtout pratiqué, à travers un réseau de transformations et de destructions, l'écologie d'héritages spécifiques.
Transatlantiques, postmodernités pose d'emblée la question : Les postmodernités ont elles été le «shibboleth» des deux dernières décennies ou sont elles, plutôt, l'égrenage d'archipels hétérotopiques pour fin de siècle? Cette dernière image est celle qu'a retenue Caroline Bayard lorsqu'elle examine les manifestations des postmodernités en Amérique du Nord, en Europe de l'Ouest et en Europe centrale. Une fois établie une cartographie des postmodernités, elle propose deux axes de réflexion qui, à ses yeux, émergent d'espaces culturels, philosophiques et politiques fort différents. Le premier est nord américain et surtout orienté vers la production d'artéfacts architecturaux, photographiques et fictionnels; le second est européen et profondément marqué par des attentes politiques et éthiques dont témoignent les attentes théoriques de ces cultures, qu'elles recomposent et renégocient.
Il devient clair, cependant, à la lecture de cet ouvrage, que l'Amérique du Nord, l'Europe de l'Ouest et, moins rapidement, l'Europe centrale, ont toutes trois déployé des transfigurations qui ont bouleversé aussi bien leurs discours urbains que leurs systèmes heuristiques. Transatlantiques, à la lumière de ces transformations et de ces destructions, met au jour leurs effets, leurs affects et leurs affinités.
La conclusion à laquelle aboutit cet ouvrage montre que, sur deux continents, les différentes postmodernités ont jeté, gardé, trié, et surtout recyclé ce qui constituait la fin du XXe siècle. Bref, elles ont pratiqué l'écologie d'héritages spécifiques.


 Représenter la nation. Le discours présidentiel de l'Argentine post autoritaire
Victor Armony
Représenter la nation porte sur les deux grands «projets de société» de l'Argentine post autoritaire: ceux avancés par les présidents Raúl Alfonsín (1983 1989) et Carlos Menem lors de son premier mandat (1989 1995). Cette période de transition s'est caractérisée par la démocratisation du politique et la libéralisation de l'économique, elle a été marquée par les tendances à la «démilitarisation» et à la «désétatisation» du pays, mais aussi par la désillusion, le fatalisme et le repli individualiste. À travers l'analyse informatisée d'un corpus très large d'allocutions présidentielles, Victor Armony examine la manière dont sont traitées les questions cruciales du comment et du pourquoi vivre ensemble. D'abord sous Alfonsín et ensuite sous Menem, l'État argentin a prôné une refonte du lien social, visant à modifier les institutions nationales et à instaurer une nouvelle forme de «culture publique» qui puisse pallier à la division du pays et à stopper sa décadence. Dans chaque cas, le discours présidentiel propose aux citoyens une une image «totalisante» de l'Argentine, en invoquant d'une manière ou d'une autre l'Unité et le Destin de la nation. L'auteur montre que le projet d'Alfonsín a constitué la première grande tentive de représenter l'Argentine comme une communauté de volonté, c'est à dire comme un ordre social où la question du «comment vivre ensemble» prévaut sur celle des finalités collectives. En revanche, le projet de Menem réactive le mythe de la grandeur argentine, en produisant une synthèse «néo populiste» entre le principe de la nationalité et le pragmatisme néo libéral. L'interprétation des résultats obtenus permet à Victor Armony de poser l'hypothèse que les deux projets de société se différencient essentiellement dans la manière de gérer la tension inhérente à la modernité et exacerbée à l'ère de la mondialisation entre la citoyenneté universaliste et les identités particularistes dans la conception de la vie collective.
Victor Armony, né en Argentine, a fait ses études de sociologie à l'Université de Buenos Aires et à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Depuis son arrivée au Canada en 1989, il s'est spécialisé dans l'analyse du discours politique. Il est l'autesur de nombreux travaux sur l'analyse textuelle assistée par ordinateur. Après avoir obtenu son doctorat en sociologie à l'UQAM, il a enseigné la politique comparée latino amériacaine à l'Université de Colombie Britannique, où il a aussi mené des recherches sur les identités nationales à l'ère de la mondialisation. Victor Armony est, depuis 1998, professeur à l'Université d'Ottawa, où il enseigne la sociologie politique et la méthodologie. Il s'intéresse actuellement à la question du néo populisme en Amérique latine.


 Alchimie politique du miracle. Discours de la guérison divine et langue politique en Amérique latine
André Corten, collaboration Viviana Fridman et Anne Deret
Comment peut on croire aujourd'hui aux miracles? Comment la télévision et les grands journaux peuvent ils rapporter sérieusement les phénomènes de miracles? Comment cette croyance répandue à l'intérieur du pentecôtisme (auquel adhèrent aujourd'hui 10% de Latino Américains) est elle devenue le noyau d'une culture populaire transnationale et joue t elle un rôle politique et social de plus en plus important en Amérique Latine?
L'objet de ce livre est de montrer comment le discours construit le miracle et quel effet la logique de ce discours exerce sur la société. Dans la première partie, est présentée une analyse de discours (dans la tradition française d'analyse du discours) de 68 récits de «guérison divine» publiés dans un grand journal évangélique brésilien. Dans la deuxième partie, on repère comment la construction du miracle prend forme dans les chaînes discursives tournant autour du religieux, des médias, du bio médical, de la guérison et du merveilleux. Dans la troisième partie, on voit comment la culture populaire du miracle occupe une place laissée vacante par le retrait du social dans la période postpopuliste que traverse l'Amérique latine.
André Corten est professeur titulaire de science politique à l'Université du Québec à Montréal, a été visiting professor ou visiting fellow dans plusieurs universités: Columbia University (New York), Université de Cambridge et d'Essex (Grande Bretagne), Université de Sao Paulo, Université Autonome de Santo Domingo, Université de Paris VIII, Université d'Oran (Algérie)... Il a publié de nombreux ouvrages à Paris, à Montréal, à Londres et en Amérique latine portant sur les catégories politiques en formation dans les pays du tiers monde. Il s'intéresse depuis une dizaine d'années à la problématique religion et politique. Il co dirige deux ouvrages collectifs sur le Pentecôtisme: Afrique/Amérique latine (Londres, Hurst Publisher, 1999, Paris, Kharthala, 2000).
Viviana Fridman est docteure en sociologie à l'Université du Québec à Montréal. Elle est boursière postdoctorale (CRSH) à l'Université d'Ottawa.
Anne Deret est chercheure à L'INRS. Elle a une maîtrise en science politique de l'Université du Québec à Montréal et poursuit un doctorat à l'Université de Montréal.


 Le corps imprimé - Essais sur le silence en littérature
Éric Méchoulan
Le corps connaît aux XVIIe et XVIIIe siècles de curieuses aventures: non seulement semble t il soumis à une critique radicale des sens (du point de vue épistémologique) et des passions (du point de vue médical et moral), mais encore se retrouve t il disséminé dans de multiples discours, des corps célestes aux corps politiques en passant par les débats sur l'eucharistie ou, paradoxalement, par l'expérience spirituelle des mystiques. Tout se passe comme si le corps, en sa matérialité physiologique, disparaissait de la vie publique pour mieux y revenir comme figure de discours. Cela implique qu'on fasse silence sur lui pour mieux lui permettre d'exprimer des états de chose et de faire impression sur les êtres: le corps a pour charge de rendre visible des signes. Le corps exprimé est, dès lors, partie prenante d'une circulation des imprimés.
L'hypothèse est que les uvres littéraires forment un corpus exemplaire pour analyser ces nouvelles productions historiques, dans la mesure où elles ne permettent pas seulement, elles aussi, de rendre les signes visibles, mais encore de manifester la visibilité même des productions signifiantes, au point que ce silence (sur la matérialité du corps) commande jusqu'à l'idée de «littérature» qui se met en place à l'époque.
Éric Méchoulan, après avoir été Research Fellow au King's College de Cambridge, est actuellement professeur au département d'Études françaises de l'Université de Montréal. Il a coédité, avec Emmanuelle Morgat, une anthologie sur l'art d'écrire au XVIIe siècle, un volume collectif, avec Benno Wagner et Friedrich Balke, intitulé Zeit des Ereignisse Ende der Geschichte et, avec Chris Prendergast, un numéro de la revue SubStance ayant pour titre Literary History: Pasts and Futures.
Il travaille actuellement à un ouvrage qui pourrait passer pour le pendant de celui ci: Le livre avalé: De la littérature entre mémoire et culture.


 L'irruption des «autres» - Analyse de trois fronts discursifs d'identité et de résistance: chicano,
José Antonio Giménez Micó
L'irruption des «autres» s'attaque à une problématique à laquelle un nombre de chercheurs en sciences humaines et sociales, d'administrateurs, de politiciens, de pédagogues et même d'agents de publicité sont aujourd'hui confrontés. Il s'agit de l'interculturalité, autrement dit de la manière de comprendre et de gérer les rapports interculturels dans nos sociétés sociétés qui non seulement se complexifient de jour en jour, mais qui sont de plus en plus conscientes du fait qu'elles doivent se penser comme étant unes et diverses en même temps. Plus concrétement, L'Irruption des autres, tel que son titre le laisse entendre, analyse la genése de ce problème, c'est à dire les moments où des porte parole de diverses minorités prennent la parole afin de souligner, implicitement ou explicitement, l'existence même de ces collectivités.
Pour ce faire, L'Irruption des autres étudie trois phénomènes appartenant chacun à une aire géographique et culturelle précise: le mouvement des Chicanos (habitants des États Unis d'origine mexicaine), les discours identitaires de revendication des Antilles franco/créolophones (négritude, antillanité, créolité) et l'indigénisme en Amérique latine. Il s'agit donc d'un ouvrage transdisciplinaire qui référe à plusieurs champs de connaissance des sciences humaines et sociales: littérature, sociolinguistique, sociologie, histoire des idées, études culturelles etc. L'Irruption des autres s'adresse à un public fondamentalement académique mais non pas nécessairement spécialisé, étant donné sa dimension interdisciplinaire. La constitutiopn d'un appareil conceptuel complexe et l'analyse rigoureuse n'empêche pas l'auteur d'employer en tout temps un style de rédaction accessible qui intéressera tous ceux qui se préoccupent de la problématique générale à laquelle L'Irruption des autres s'attaque.
Antonio Jimenez Mico, est professeur d'espagnol et d'études latino américaines à l'Université de Calgary. Il a obtenu une maîtrise en études hispaniques et un Ph.D en littérature générale et comparée à l'Université de Montréal. Il a enseigné la littérature comparée à l'Université de Montréal et les littératures et les cultures latino américaines à Concordia University (Montréal).


 L’inter-dit célinien - Lecture autobiographique de l’œuvre de Louis–Ferdinand Céline
Johanne Bénard
En faisant écho à l’interdit (éditorial et institutionnel) qui frappe toujours les pamphlets anti-sémites de Céline, l’inter-dit célinien repose sur la constitution d’un corpus (intertexte) qui regroupe les textes divers de l’auteur : de Semmelweis (la thèse/biographie soutenue en 1924), en passant non seulement par les pamphlets contreversés et par les ballets, mais aussi par un important paratexte : interview, préfaces, correspondances privée et publique (dont les fameuses lettres aux journaux de l’occupation). Cet ouvrage propose différents parcours intertextuels qui convergent tous vers la figure-maîtresse de la persécution, lue à la fois comme motif, forme et structure de l’autobiographie.
Johanne Bénard est professeur agrégé au département d’études françaises de l’Université Queen’s de Kingston (Canada). Spécialiste de la littérature française du XXe siècle, elle a travaillé essentiellement sur l’œuvre de Céline. Ses recherches sur le style célinien l’ont aussi conduite sur le terrain de la linguistique et de l’analyse des textes assistée par ordinateur.


 Métamorphoses de l’insignifiant, essai sur l’anecdote dans la modernité
Marie-Pascale Huglo
L’anecdote est un court récit aussi répandu que difficilement localisable. Elle se glisse dans nos discours à titre de simple événement dont la portée reste, apparemment, limitée. Illustrative, distrayante, curieuse ou triviale, l’anecdote s’affirme dans son insignifiance, mais cela ne veut pas dire qu’elle soit insignifiante pour autant. Le geste anecdotique qui consiste à isoler un petit événement tout en le greffant dans le corps de nos discours n’a, en l’occurrence, rien d’anodin.
Comment ressaisir la spécificité de sa découpe et l’enjeu de ses inscriptions ? Comment comprendre le jeu de l’insignifiance et de l’exemplarité qui travaille jusqu’aux plus infimes incidents ? Témoignages, biographies faits divers, souvenirs et mots d’esprit sont convoqués, à côté de textes de Bernhard, Brecht, Cortazar ou Kosinski, pour mettre en lumière diverses formes d’anecdote-événement. Il s’agit ici de dégager le petit récit Prix : des modèles littéraire et historiographique afin de le reconsidérer au sein des discours contemporains, dans toute sa mobilité. Quelles métamorphoses l’anecdote moderne a-t-elle traversées pour devenir presque «amorphe» ? Quel est l’intérêt rhétorique et culturel de son insignifiance aujourd’hui ? Cet essai vise essentiellement à attirer l’attention sur les enjeux de l’anecdote contemporaine et de ses événements. Outre qu’il ouvre une réflexion historique sur le récit exemplaire moderne, il pose les paramètres d’une approche argumentative de la fable et relance la petite histoire dans l’espace médiatique essentiel à sa modernité.
Marie-Pascale Huglo est née en 1961, à Amiens (France). Titulaire d’un doctorat en littérature comparée de l’Université de Montréal (Canada), elle a mené une partie de ses recherches sur l’anecdote en Allemagne et en Angleterre. Elle vit à Montréal, où elle se consacre essentiellement à l’écriture de fiction.


 Étranges récits, étranges lectures. essai sur le fantastique dans la littérature
Rachel Bouvet
Cet essai explore le processus de lecture des récits fantastiques, en particulier un phénomène souvent mentionné mais n’ayant jamais fait l’objet d’une véritable étude : l’effet fantastique. Cet effet de lecture très particulier qui se produit au contact de ces récits pour le moins étrange suppose, entre autres, que le lecteur perçoive les indéterminations du texte sans pour autant chercher à les résoudre. Ce qui amène à remettre en cause l’opinion largement répandue dans le domaine des théories de la lecture, -v-oulant que la lecture soit, un processus de détermination, de résolution de l’énigme. C’est donc une nouvelle approche du fantatique qui est présentée dans ce livre, qui accorde égalemetn une place importante à l’un des prolongements possibles de la lecture : l’interprétation du récit fantastique.
La réflexion sur la notion d’indétermination, sur son rôle dans la lecture du fantastique, repose en partie sur l’analyse de nouvelles de Guy de Maupassant et de Marie José Thériault. L’effet danstatique, supposant une progression rapide à travers le texte, l’existence d’un plaisir de l’indétermination ainsi que la présence de certains procédés, est examiné à partir de textes d’Edgar, Allan Poe, Villiers de l’Isle-Adam, Prosper Mérimée, Jean Ray et Anne Hébert. Enfin, plusieurs interprétations de «Ligeia» d’Edgar Allan Poe sont analysées, dans le but de rendre compte des différents aspects de la lecture critique du récit fantastique.
Rachel Bouvet est née à Rennes (France) en 1964. Elle est actuellement chercheur invité au département d’études françaises de l’Université de Montréal et chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur la littérature fanatstique et les théories de la lecture, mais aussi sur l’exotisme, la littérature arabe traduite en français, les récits de voyages et la littérature francophone du Proche-Orient.


 La propagande socialiste. Six essais d’Analyse du discours
Marc Angenot
Vaste entreprise rhétorique des temps modernes, la propagande du mouvement ouvrier socialiste dans l’Europe francophone – De la constitution dela Deuxième Internationale jusqu’à la Grande Guerre – s’est propagée comme une argumentation collective, avec ses images figées, ses formules, ses arguments clés, enchaînés les uns aux autres, martelés avec enthousiasme et foi par des miliers de tribuns, d’orateurs, d’agitateurs, d’éditorialistes, de faiseurs de brochures. Marc Angenot analyse comment c’est exactement exprimé ce Grand Récit des luttes du prolétariat, mandaté par l’Histoire pour qu’émerge d’une Révolution ultime une société sans classes, et comment il apu convaincre et mobiliser.
Marc Angenot est professeur à l’université MCGill de Montréal. Membre de la société Royale du Canada il a publié de nombreux ouvrages de critique littéraire, d’analyse du discours et d’histoire des idées, dont La Parole Pamphlétaire, Critique de la raison sémiotique, Ce que l’ont dit des juifs en 1889, Topographie du socialisme francais, 1889, un état du discours social, L’Utopie collectiviste, Le sidéologies du ressentiment.


 Klee : Balancoire (des mondes) introduction à l'analyse des images
Boris Eizykman
Dans La Pensée créatrice, Paul Klee écrivait : «La genèse en tant que mouvement formel constitue l'essentiel de l'œuvre» Partant de cette considération, Boris Eizykman analyse sous tous les angles possibles un seul dessin en noir et blanc de Klee, Balançoire, parmi les 4966 qu'a laissés le peintre. Ce dessin date de 1914, moment clé dans l'évolution du peintre, qui fait alors un important voyage en Tunisie, intègre la couleur dans ses compositions et bascule dans l'abstraction alors que le Monde, lui, bascule dans l'horreur de la guerre. C'est à partir de ce jeu de bascule entre balance et balançoire, équilibre et dé¬séquilibre, statisme et dynamisme, que l'auteur tente d'éclairer le processus de création des images chez Klee, tout en s'appuyant sur l'élaboration théorique, l'enseignement et la pratique picturale du peintre.
Boris Eizykman est né en 1949 à Paris. Docteur en philosophie, chargé de cours à l’Université de Paris-VIII entre 1976 et 1984, il fut assistant d’esthétique à l’Université de Picardie-Jules Verne puis maître de conférences depuis 1983. Responsable du département d’arts plastiques de la Faculté des Arts de cette même université, il a publié quatre livres et une centaine d’articles sur la littérature de science-fiction, la bande dessinée, les images et divers problèmes esthétiques. Actuellement il travaille toujours sur l’analyse des images, mais aussi sur l’esthétique de la rue et de la vie quotidienne.


 Une écriture des excès. Analyse sociologique de Voyage au bout de la nuit
Jean-François Lavis
L’œuvre de Céline exerce sur le lecteur une fascination équivoque. Autant l’écriture séduit et assure à l’écrivain une postérité bien méritée, autant les idées qu’il a soutenues le rendent à juste titre haissable. Comment résoudre ce dilemme ? Comment affronter tout à la fois cette écriture et les idées qui s’énoncent au rythme même de cette écriture ? Explorer cette tension qui est déjà au cœur de Voyage au bout de la nuit, consacrant d’emblée la célébrité scandaleuse de Céline, apparaît alors comme résolument exemplaire de l’expérience littéraire en tant que celle-ci a le pouvoir paradoxal d’articuler progression esthétique et régression idéologique.
Jean-Francois Lavis est docteur en sociologie. Après deux candidatures en psychologie, il bifurque vers la sociologie et s’initie à l’analyse de l’écriture littéraire.Actuellement, il poursuit sa réflexion sur l’œuvre A la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Egalement, il mêne une enquête sur le langage des familles belges et immigrées en Wallonie.


 Recyclages - Économies de l’appropriation culturelle
Sous la direction de Walter Moser, Claude Dionne et Silvestra Mariniello
La commodification des objets artistiques ou culturels et le développement de nouvelles technologies de production et de reproduction des textes, des images et des sons ont convergé ver,s ce que l’on appelle aujourd’hui la globalisation des processus de production, de diffusion et de consommation de ces mêmes objets. Ces facteurs historiques ont favorisé l’émergence d’une économie de la reprise et de l’appropriation que d’aucuns, marquant par là leur désapprobation, ont qualifiée de cannibalisme culturel. Cet ouvrage collectif, réunissant des essais de chercheurs provenant de six pays, propose une exploration de cette économie culturelle à l’aide de la notion de «recyclage culturel». Entre concept et métaphore, cette notion, déjà à l’œuvre dans notre culture appropriante, supporte une démarche heuristique permettant d’arriver à une meilleure compréhension des pratiques culturelles et, plus particulièrement, de leur dominante autophage.
Les paramètres de cette exploration sont doublement comparatifs. D’une part, il fallait interroger l’appropriation culturelle dans une perspective historique en amorçant une archéologie du recyclage culturel. D’autre part, l’analyse d’objets appartenant à diverses aires culturelles a permis d’évaluer l’étendue globale du phénomène examiné tout en faisant ressortir les différences locales. Les cas étudiés proviennent du Québec, des États-Unis, d’Amérique latine, d’Afrique, de Russie, de Hongrie, du Japon et du Moyen-Orient.


 La fidélité aux choses - Pour une perspective benjamienienne
Angela Cozea
«Comment, demande Lévinas, du sujet peut-on donner une définition qui réside en quelque manière dans sa passivité ?» Telle est la question originaire que cet essai veut traduire. Interroger le concept de perspective en regard des écrits de Benjamin rend apparente la difficulté d’une phrase comme «voir son passé en perspective», car elle présuppose la rencontre entre une vision calculable, fondatrice de la perspective en peinture, et l’élément ombrageux, énigmatique, scellant l’expérience fondatrice du passé.
Le sujet ne choisit pas entre les lieux du passé. Ces lieux le constituent. Entre la fidélité (choisir) et l’assujetissement (être constitué), un écart se déploie à partir de certains moments privilégiés où se dessine, chez Nietzsche, Benjamin et Heidegger, le rapport entre apparence et essence, au cœur de toute construction perspective. Puis, à partir de la réflexion de Benjamin sur le sentiment amoureux où le sujet qui aime figure le sujet qui écrit, s’ébauche une mise en forme littéraire de la perspective dont les rapports mettent en scène le face-à-face entre littérature et vécu (Proust), littérature et vérité (Cerventes), littérature et histoire (Flaubert).
La littérature est envisagée ici comme présentation de l’avenir que le sujet entrevoit de se donner par la restauration de son histoire. À travers le présent de son écriture, son travail se meut des lieux de l’expérience, appropriés par l’imaginaire, vers l’avenir où cet imaginaire devrait retrouver son accomplissement.
Angela Cozea, née en Roumanie en 1955, vit au Canada depuis 1979. Elle a fait ses études de doctorat au département de Littérature comparée de l’Université de Montréal, et enseigne la littérature française à l’Université de Western Ontario.


 La subversion du discours rituel (Titres disponibles sur demande préalable)
Antonio Gómez Moriana
LE LIVRE n'a pas en vue une lecture exhaustive d'un texte, en l'occurrence le Lazarillo ou Don Quichotte; ce qu'il vise d'a¬bord c'est l'intertextualité et l'interdiscursi¬vité, ce qui fait découvrir dans le texte des échos des pratiques textuelles et discursives de la société dans laquelle il se produit. L'his¬toire littéraire est désormais conçue comme un tissu de discours dans lequel la parole signifiante se constitue.


 L'enjeu du manifeste, le manifeste en jeu (Titres disponibles sur demande préalable)
Jeanne Demers et Line Mc Murray
Le manifeste poétique vu par le biais de la pragmatique, c'est à dire en tant que texte geste réinstallé dans son contexte d'énonciation réception. Il s'agit moins de cerner son enjeu, toujours politique, que d'en établir un modèle, l'archima¬nifeste, de montrer la diversité et l'ambiguïté de ses rapports à l'Institution et, tout en dévoi¬lant les formes tactiques de renouvellement qu'il emprunte, de dégager une typologie à caractère heuristique. Typologie dynamique qui intègre la différence et demeure constam¬ment à l'affût de la nuance. «Le manifeste comme genre» en somme, dont le déclin serait déjà amorcé.


 Jeu textuel et profanation (Étude sociocritique d'une étude latino américaine) (Titres disponibles s
Danièle Trottier
Cet ouvrage part de l'observation d'un fait insignifiant (en apparence): l'édition, par le ministère costaricain de l'Éducation publique, d'un livre (en lui même blasphématoire) qui, après avoir été ignoré pendant des décennies, est désormais destiné à la lecture scolaire; l'œuvre en question, le Lazare de Béthanie de Roberto Brenes Mesén, devenait du même coup un des classiques des lettres costaricaines. L'analyse de ce phénomène, pain quotidien tant dans les pratiques éditoriales que dans celles des autres médias, met en évidence les conditionnements qu'instaure le mode de présentation d'un texte par rapport à sa lecture, lorsqu'on médiatise sa réception de la part du lecteur et qu'on réduit ses possibilités d'interprétation à une seule.


 Relations de l’expédition Malaspina aux confins de l’empire espagnol (Titres disponibles sur demande
Catherine Poupeney Hart
Au XVIIIe siècle, le public se passionne pour les relations d'un Cook ou d'un Bougainville. Sur leurs traces est dépêché Alessandro Malaspina, navigateur italien au service de l'Espagne... L'entreprise qu'il dirige hérite de la riche tradition nationale, bénéficie de la formation scientifique européenne de ses participants et a le mandat spécifique de procéder à l'examen politico scientifique de l'énorme empire espagnol. À son retour, un pouvoir hostile à tout message d'ouverture condamne les résultats de l'expédition à l'oubli. C'est au projet récent de redécouverte et d'évaluation de celle entreprise que s'associe le présent ouvrage.


 Le discours maghrebin (Titres disponibles sur demande préalable)
(Dynamique textuelle chez Albert Memmi) - Robert Elbaz
L'ouvrage de Robert Elbaz est à la fois une réflexion critique sur l'œuvre d'Albert Memmi et une mise en évidence des composantes sociologiques que cette écriture présuppose. Comme le sous titre l'indique, l'analyse tente donc ici de repérer ce qui fait la dynamique des grands romans du célèbre auteur maghrébin, à travers les origines du narrateur, et en même temps de montrer comment ce tissu de signes et d'interrogations est le résultat d'une démarche originale et typifiée.


 Écrire en France au XIXe siècle (actes du Colloque de Rome) (Titres disponibles sur demande préalabl
Graziella Pagliano et Antonio Gómez Moriana (éds)
Les études de ce volume ont été présentées au colloque tenu à Rome en octobre 1987, sous le titre «Statut et fonction de l'écrivain et de la littérature en France au XIXe siècle». Le lecteur qui s'intéresse de près ou de loin à la sociocritique, trouvera dans ces pages quelques uns des plus grands noms de cette approche, dont Jacques Dubois, Charles Grivel, Jacques Leenhardt.


 Le voleur de parcours (Identité et cosmopolitisme dans la littérature québécoise contemporaine)
(Titres disponibles sur demande préalable)
Simon Harel
La constitution de la littérature québécoise contemporaine est tenaillée par la représentation de ses marges, formation imaginaire de l'identité qui s'éprouve au prix d'un bord à bord, à la fois angoissant et jubilatoire, avec la figure de l'étranger. Le cosmopolitisme est donc un motif déterminant des textes littéraires contemporains qui mettent en scène l'hétérogénéité de l'univers social, à la faveur d'une interrogation sur la distinction de l'identité et de l'al¬térité. À l'apparition de ce dispositif cosmopolite s'ajoute de plus cet autre motif déterminant qu'est «l'arrivée en ville» du roman qué¬bécois.


 Le paradigme inquiet (Pirandello et le champ de la modernité)
(Titres disponibles sur demande préalable)
Wladimir Krysinski
Dans le foisonnement des études critiques consacrées depuis une vingtaine d'années à Pirandello, la place réservée au comparatisme est relativement exiguë. Le paradigme inquiet s'est donné pour objet d'explorer systématiquement le champ comparatif, aussi large que différencié, où s'inscrit l'œuvre de Pirandello. Wladimir Krysinski explore le discours pirandellien et le projette sur un vaste réseau textuel pour montrer les rapports sémiotiques que ce discours entretient avec des auteurs comme Cervantes (Don Quichotte étant reconnu comme l'œuvre fondatrice du discours littéraire moder¬ne), Lenormand, Sartre, Gom¬browicz ou Genet. Le pirandellisme apparaît donc comme une pratique sémiotique par laquelle adviendront les métamorphoses du théâtre moder¬ne.


 Le discours de presse (L'image des syndicats au Québec : 1982 1983)
Titres disponibles sur demande préalable
Maryse Souchard
L’ouvrage de Maryse Souchard étudie le discours qui s'est tenu, dans la presse quotidienne, sur le Front commun des syndicats québécois lors des négociations des employés de la fonction publique et parapublique en 1982 1983. S'inscrivant dans une sémiotique de la communication sociale, ce livre se veut aussi une proposition méthodologique pour l'analyse du discours de presse.


 Le roman québécois de 1960 à 1975 (Idéologie et représentation littéraire)
Titres disponibles sur demande préalable
Józef Kwaterko
Jozef Kwaterko, qui est professeur à l'Université de Varsovie, témoigne ici d'une connaissance remarquable de la littérature québécoise. Analysant tour à tour les œuvres de G. Bessette, de H. Aquin, de J. Godbout, de M. C. Blais et de J. Ferron, et appréciant le contexte social, politique et littéraire qui les a vues naître, l'auteur parvient à dégager les lignes de tendance de cette littérature en mal de vivre et en quête d'une identité. Pour lui, il s'agit moins de raconter ce qui se dit, que de découvrir à travers le non dit ce qui fait signe et interroge.


 Romantisme et crises de la modernité (Poésie et encyclopédie dans le Brouillon de Novalis)
Titres disponibles sur demande préalable
Walter Moser
Projetinachevé pour une encyclopédie, le Brouillon de Novalis reconduit à jamais le fantasme du livre total en une écriture radicalement fragmentaire. L'encyclopédie romantique, qui devait poétiser les sciences, est présentée par Walter Moser comme le révélateur d'une première grande crise de la modernité, préfigurant la nôtre — que d'aucuns appellent postmoderne.


 1889, un état du discours social
Titres disponibles sur demande préalable
Marc Angenot
Lire tout ce qui s'est imprimé en français au cours d'une année: livres, brochures, journaux, périodiques. Décrire et interpréter le système global des discours qui se diffusent dans un état de société. L'année, c'est 1889, juste à un siècle de nous: le général Boulanger, la clinique de l'hystérie, la Tour Eiffel, le centenaire de la Révolution, le symbolisme, le drame de Meyerling... Une étude théorique et historique magistrale de Marc Angenot.


 Apprendre à lire des fables (Une approche sémio cognitive)
Titres disponibles sur demande préalable
Christian Vandendorpe
Issu d'une interrogation sur le développement de l'habileté à lire, cet ouvrage examine les apports de la sémiotique et les met en relation avec les structures cognitives d'attente et de compréhension, en vue d'une didactique renouvelée de la fable. À l'aide d'une procédure expérimentale, l'auteur montre que, dès la fin du primaire, les élèves sont capables de manipuler les grands axes des structures profondes. Une approche de la fable basée sur celles ci leur permet de se donner des conduites d'anticipation en lecture fort efficaces, en plus de susciter chez eux un vif intérêt.


 Le roman mémoriel
Titres disponibles sur demande préalable
Régine Robin
Ce livre est une promenade, un itinéraire intellectuel à travers 25 ans de recherche qui nous ont fait passer de la conjoncture heureuse des années soixante au postmodernisme morose actuel. Je voyage à travers mes premiers travaux consacrés à l'Histoire sociale et à la linguistique, puis le paysage change. Continent de la réappropriation culturelle d'abord, par la fiction, l'œuvre savante, la traduction; continent de la déconstruction identitaire ensuite, par la fiction, la traduction, l'analyse. De la culture soviétique à Kafka, du roman qui inscrit la ville au cœur de son interrogation aux années trente. Déambulation, rêverie sur l'identité, la langue, la création, le travail intellectuel où se conjuguent la biographie, l'écriture fictionnelle et le discours argumentatif. Il s'agit bien d'un voyage initiatique, comme le dit le sous titre : «De l'histoire à l'écriture du hors lieu»


 Le biologique et le social
Titres disponibles sur demande préalable
Nadia Khouri
Nadia Khouri élabore dans cet ouvrage une analyse critique des fondements et des présupposés dont procèdent les nouveaux discours biodéterministes. Elle applique aux textes un doute systématique qui en fait apparaître les contradictions, les occultations et le penchant réductionniste qu'ils véhiculent. Le biologique et le social est à la fois un ouvrage d'introduction et de réflexion portant sur les abus des interprétations biologiques dans l'analyse du social


 Récits et actions (Pour une théorie de la lecture)
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Bertrand Gervais
Cet essai porte sur les contrats de lecture des romans d'aventures; sur la relation qui se développe à la lecture entre un lecteur et un tel type de récits. L'argumentation développée se resserre sur la dimension cognitive de l'acte de lecture. La démons¬tration puise ses arguments dans diverses disciplines: sémiotique, sciences cognitives, logique et philosophie de l'action. Le roman d'aventures est choisi comme texte témoin parce qu'il est le type même du roman d'action; l'aventure est simplement l'action par excellence. Les textes étudiés vont du premier grand ¬roman feuilleton français au plus récent bestseller américain, du texte plus littéraire au fascicule anonyme traduit, du roman social au jeu informatisé inspiré des hard boiled américains.


 La dimension hylique du roman
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Javier Garcia Méndez
Ce livre est le lieu de construction d'une méthode d'écoute sociopoétique de textes romanesques. Cette méthode prend comme point de référence obligé et critique les travaux de M. Bakh¬tine, et trouve à s'appliquer dans une étude comparative de deux romans publiés en 1938: l'un, Trente arpents, de Ringuet, est qué¬bécois, l'autre, Vidas secas, de Graciliano Ramos, est brésilien.



 Le contexte littéraire (Lecture pragmatique de Hubert Aquin et de Réjean Ducharme)
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Marylin Randall

Cette enquette prendra son point de départ dans une mise en place d'une théorie de la fonction du contexte pragmatique (littéraire). Nous visons, par la suite, l'articulation de l'analyse sémiotique de Trou de mémoire et du Nez qui voque en fonction de l'ensemble contextuel qui réunit, pour un texte et une société donnés, les conditions propositionnelles et formelles de la construction des sens textuels [...].C'est donc par l'étude des structures dites littéraires que nous cherchons l'accès à des présupposés opératoires au niveau de la canonisation des formes. Cette canonisation, qui est nécessairement le résultat d'une connivence entre les présupposés d'une production esthétique et d'une société, nous fournit la scène sur laquelle se joueront la manipulation et la création des normes culturelles à l'intérieur de la société québécoise pendant la fin des années ¬soi¬xante»


 Vies et morts d’Antonin Artaud (Le séjour à Rodez)
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Simon Harel
À l’intérieur d'une réflexion sur la constitution d'une écriture de la psychose chez Artaud, Simon Harel présente les écrits de Rodez comme la fable d'un sujet dessaisi de sa propre identité, qui cherche à reconstruire, par delà l'éclatement d'une fantasmagorie délirante, son histoire. En effet, au moment de l'internement, la parole d'Artaud s'affole. Elle est hantée. Il faudra l'épisode psychotique de Rodez, traversé par la thématique de la possession et de l'exorcisme, pour que telle une épiphanie le sujet s'apparaisse à lui même.


 Performance, réception, lecture
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Paul Zumthor
Médiéviste réputé, Paul Zumthor s'est spécialement consacré depuis plusieurs années aux problèmes relatifs aux transmissions orales de la poésie. L'analyse qu'il est ainsi amené à faire de la notion de «performance» débouche sur une question d'intérêt gé¬néral: la lecture elle même, solitaire et muette, n'est elle pas, à sa manière, performance. Ce livre formule la question et propose une réponse, nuancée mais positive. Un avant propos situe cette réflexion par rapport aux tra¬vaux de l'auteur sur le Moyen Âge un essai sur l'«imagination critique» conclut en opérant la mise au point méthodologique de l'ensemble des recherches de Paul Zumthor.


 La poésie québécoise actuelle
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Madeleine Gagnon
«Il n’y a pas de poésie sans feu. Il était une fois en Amérique, un peuple sans pays qui, faute de s'en être donné un par le feu des armes, s'est conquis, après des décennies de grande noirceur, une contrée apatride par le feu des mots du poème.» La vivacité, la force et l'inventivité du discours de Madeleine Gagnon vont au cœur du problème : comment la poésie québécoise contemporaine dit par sa riche diversité l'identité de la langue, du temps et du lieu qui l'ont engendrée.


 Parole exclusive, parole exclue, parole transgressive (Marginalisation et marginalité dans les prati
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Antonio Gómez Moriana et Catherine Poupeney Hart (éds)
Produit par le groupe de recherche «Marginalisation et marginalité dans les pratiques discursives» que le professeur Antonio Gómez Moriana dirige à l'Université de Montréal, ce livre s'interroge sur les mécanismes complexes de la marginalisation discursive et de la contestation à cet ordre imposé. En inscrivant leurs recherches dans une perspective interdiscursive et pragmatique, à partir de textes émanant d'aires culturelles variées (Espagne et Amérique hispanique, Brésil, An¬tilles, Afrique, Québec...), les auteurs de cet ouvrage collectif élaborent et appliquent une sociocritique fondée sur l'analyse discursive.


 Le conflit des énonciations (Traduction et discours rapporté)
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Barbara Folkart
Non polémique, avec un discours traductologique qui continue d'être traversé par la nostalgie de la transparence, ce livre insiste, d'un bout à l'autre, sur les traces laissées dans le produit par le faire producteur, sur la présence dans le traduit du sujet traduisant, sur les «accidents de parcours» qui constituent l'«épaisseur» de la traduction, sa matérialité, sa quasi opacité. Rompant avec l'idéologie de la fidélité — notion préscientifique entre toutes —, il exalte l'«être à part» de la traduction, l'altérité fondamentale du texte traduit vis à vis du texte originaire, revendique pour la traduction le droit, voire la nécessité, d'être différente. Ce faisant, il rejette les poncifs de ceux qui prétendent «remonter au vouloir dire de l'auteur» : la traduction est envisagée ici comme un dire tout autant qu'un re dire, et l'on débouche enfin sur la problématique d'une traduction authentiquement créatrice.


 Hubert Aquin (Entre référence et métaphore)
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Anthony Wall
Faire de la métaphore, cela n'implique ni la nécessité de renoncer à la réalité, ni le besoin de renoncer au politique. L'œuvre romanesque d'Hubert Aquin procède à la fois du discours métaphorique et du discours ancré dans le réel. Discours dans la métaphore et non pas sur la métaphore, discours dans le politique et non pas sur la politique, le texte aquinien juxtapose agressivement, follement, continuellement une multitude déconcertante de cadres géographiques, de niveaux diégétiques, de combinaisons temporelles et d'anthroponymes. L'ordre de la métaphore naît de cette manie de la juxtaposition, et le politique est à la base de cette même frénésie.


 Persuasion et séduction (Le discours politico commercial du Canada sur l'Amérique latine)
Titres disponibles sur demande préalable
Maggy Saragossi
A propos de l'Amérique latine et plus généralement du tiers monde, comment s'adressent les diplomates canadiens à leurs différents auditoires ? On ne s'adresse pas en effet de la même façon à ses concitoyens, à un autre pays (relations bilatérales) ou à des organismes internationaux (relations multilatérales). Pour l'auteur, «persuader, c'est aussi bien trouver des arguments que séduire l'interlocuteur». Au service d'une finalité communicationnelle, l'analyse du discours implique ici une opération innovatrice de synthèse entre différentes orientations. Cet appareil conceptuel fait ressortir, entre autres, le poids de l'histoire des modalités discursives et des énoncés antérieurs sur tout moment d'énonciation. Un ouvrage capital, qui, au delà des masques, révèle le véritable visage des protagonistes du difficile dialogue Nord Sud, et leurs rapports dans les relations interétatiques et transnationales.


 L'émergence d’un discours démocratique au Brésil (Conquêtes et résistances du pouvoir :1964 1984)
Titres disponibles sur demande préalable
Danielle Forget
Celivre analyse les pratiques discursives et polémiques de la lutte pour le pouvoir politique au Brésil, des débuts du gouvernement militaire jusqu'en 1984, et se propose de reconstruire le lien entre la configuration textuelle et le contenu idéologique des discours en présence. Empruntant ses concepts à la pragmatique, à la linguistique et la théorie bakhtinienne du dialogisme, Danielle Forget retrace, à travers l'analyse du discours politique, les conditions d'apparition d'un discours alternatif (démocratique) et ses rapports de force avec le discours du pouvoir (autoritaire).


 Le paradigme de l’architecture
Titres disponibles sur demande préalable
Pierre Boudon
L'architecture signifie t elle, représente t elle ? Chose certaine, l'architecture se prête aux plus belles métaphores en tant qu'éla¬boration, spéculation et interprétation d'une construction intellectuelle (architectonique mentale). Le principe de celle ci serait le paradigme, en son sens philosophique et sémiotique dont la philosophie de Leibniz serait à l'origine. Cet ouvrage savant, oscillant entre l'histoire de l'architecture, l'esthétique et les sciences cognitives, fait retour à la grande tradition vitruvienne avant d'approfondir les œuvres de Palladio et de Piranèse, qui deviennent ainsi le paradigme de la crise architecturale que nous vivons aujourd'hui entre modernité et postmodernité.


 Production linguistique et idéologie
Titres disponibles sur demande préalable
Augusto Ponzio
Ce livre traite de la production linguistique tant au niveau individuel que social, par rapport à ses manifestations normales ou pathologiques, par rapport aussi aux problèmes de l'idéologie et de l'aliénation sociale. Ces différents aspects sont analysés à la lumière d'une réflexion sur les signes, le langage verbal, l'idéologie, l'écriture, qu'ont tour à tour élaborée Saussure, Peirce, Morris, Chomsky, Šaumjan, Rossi Landi, Bakhtine.Augusto Ponzio est professeur de philosophie du langage et directeur de l'Institut de philosophie et des sciences du langage à l'Université de Bari (Italie). Il dirige avec Claude Gandelman Athanor, revue d'art, de littérature, de philosophie et de sémiotique.


 Spectacle et signification
Titres disponibles sur demande préalable
Tadeusz Kowzan
Tadeusz Kowzan, professeur à l'Université de Caen, auteur de Littérature et Spectacle (1970) qui a fait date en sémiologie du théâtre et inspiré de nombreux travaux, présente aujourd'hui les résultats de plus de vingt ans de recherches et de réflexions sémiologiques consacrées à l'art du spectacle. Ce volume contient des analyses théoriques et historiques sur le texte dramatique et la mise en scène, sur le fonctionnement des signes au théâtre, sur les rapports qu'entretient le théâtre avec les autres domaines artistiques. Il y aborde aussi de nombreux sujets tels que le référent du signe au théâtre, le signe zéro de la parole et l'intonation, l'iconicité et le mimétisme, le temps et l'espace scénique. Une importante bibliographie complète cet ouvrage.


 La contradiction du poème (Poésie et discours social au Québec de 1948 à 1953)
Titres disponibles sur demande préalable
Pierre Popovic
Prenant le relais de la sociologie de la littérature et de la socio critique qui ont peu interrogé la poésie, Pierre Popovic postule que tout texte poétique participe de l'interdiscursivité en incorporant des fragments du discours social et en empruntant sa matière vive aux multiples, sinon diverses, formations discursives qui l'environnent — opération formelle d'où surgira la fonction sociale du poème. À travers l'analyse des textes poétiques d'Anne Hébert, de Claude Gauvreau et de Gaston Miron, et l'examen de la scène québécoise entre la fin des années 30 et le milieu des années 50, Pierre Popovic nous livre un ouvrage capital sur un pan de l'histoire, de la pensée et du discours littéraire au Québec.


 Confluences littéraires Brésil Québec (Les bases d'une comparaison)
Titres disponibles sur demande préalable
sous la direction de Michel Peterson et Zilá Bernd
Du Brésil, au Québec, ou du Québec au Brésil, l'aire de la comparaison littéraire ne se trouve apparemment nulle part. Comparer l'incomparable, explorer les dimensions de cet espace encore sans mesures, la gageure mène à réévaluer les modèles et les catégories de la littérature comparée. Les quelque vingt textes réunis par ces confluences mettent en scène l'expérience effective (culturelle, politique, universitaire) qui, depuis cinquante ans, tisse un réseau de connivences du Québec au Brésil ; ils constituent ainsi un véritable état présent de ces relations. L'ouvrage est complété par des documents diplomatiques et fournit enfin aux chercheurs des deux côtés de l'Amérique une bibliographie des travaux réalisés à ce jour ainsi qu'une évaluation théorique de la dynamique de ces recherches.


 Lettres et techné (Informatique, instrumentations, méthodes et théories dans le domaine littéraire)
Titres disponibles sur demande préalable
Pierre Laurette
Le lecteur des «lettres» et celui des «techniques» ont longtemps été perçus comme deux mondes séparés, isolés, incompatibles et même inconciliables. Pierre Laurette tente d'ouvrir une brèche dans le mur qui sépare ces deux mondes clos afin de mesurer l'impact des nouvelles technologies dans les lettres et le domaine littéraire. Cette vaste enquête a pour but de poser les premières balises d'une informatique littéraire, dont la poésie de Paul Valéry sert ici de modèle, et de préciser son espace théorique, son domaine d'objet, son statut épistémologique, ses méthodes, etc., ainsi que sa place parmi les autres sciences et disciplines.


 Voir et savoir (La perception des univers du discours )
Titres disponibles sur demande préalable
Pierre Ouellet
Tout discours donne à voir et à savoir, met sous les yeux et dans l'esprit des images du monde qu'on appelle percepts, concepts, représentations. Qu'il s'agisse de la science ou de la littérature, du langage ordinaire ou de la réflexion philosophique, l'activité discursive recèle un contenu perceptif et épistémique, repose sur des mécanismes cognitifs et sensitifs, grâce auxquels nous donnons un sens aux «images» qui nous habitent et un «corps» aux idées que nous produisons. Ouvrage ambitieux et monumental qui, tour à tour, aborde et traite des problèmes d'ordre philosophique et linguistique, d'analyse littéraire et de mise en discours des faits et des connaissances, Voir et savoir explore ce territoire commun de la perception et de la cognition dans l'usage esthétique et scientifique du langage.


 Fiction, semblance et crédibilité (Incursion dans deux univers de Marguerite Yourcenar)
Titres disponibles sur demande préalable
Hélène Marchand
Cet ouvrage propose la semblance à la fois comme concept théorique et comme outil d'analyse sémiotique aptes à rendre compte de l'adhésion à la fiction comme processus fondamental de la lecture. Il interroge aussi les concepts de fiction, de référence, de représentation afin de mieux décrire le phénomène des espaces fictifs convaincants. Hélène Marchand démontre ainsi comment, par leur description visuelle et leur perception sensorielle, les objets physiques, matériels et vitaux deviennent palpables et contribuent à la crédibilité des données historiques qui forment l'ossature des romans de Marguerite Yourcenar étudiés ici — L'Œuvre au noir et Le Coup de grâce.


 Le structuralisme littéraire en France
Titres disponibles sur demande préalable
Robert Dion (épuisé)
Malgré ses incohérences et ses apories, il n'est pas possible de faire l’impasse sur l'aventure intellectuelle du structuralisme en France dont ce livre propose la radioscopie. Robert Dion a réussi le tour de force de nous présenter sans détour soixante dix ans de recherches tous azimuts pour tenter de constituer une science de la littérature que l'on a aussi appelé «poétique», privilégiant les aspects linguistique et formel de l'œuvre. Dans un langage clair, il passe en revue les principaux concepts, continuellement discutés et enrichis, qui ont marqué cette époque pas si lointaine de l'avant garde intellectuelle et de l'histoire des idées en Europe.


 L'«Indien», instance discursive (Actes du Colloque de Montréal -1991)
Titres disponibles sur demande préalable
sous la direction de Antonio Gómez Moriana et Danièle Trottier
Une multitude de chercheurs ont tenté de définir, derrière les apparats d'un mot – en l'occurrence l'Indien – habité par les pratiques langagières occidentales, quelles étaient ses marques idéologiques et sociales que la parole et le regard de l'homme moderne véhiculaient depuis des siècles. L'Indien comme Autre a toujours fasciné, dérangé ou paru hostile. Pourtant, l'imaginaire de nos sociétés occidentales, à travers ses manifestations culturelles, s'est nourri et se nourrit encore de son image – que ce soit au théâtre, au cinéma, dans la littérature ou la peinture.


 L'écriture de l’Autre chez Jacques
Titres disponibles sur demande préalable
Poulin - Anne Marie Miraglia
Dans cet essai d'inspiration bakhtinienne, Anne Marie Miraglia exa¬mine la figure du lecteur et la représentation de la lecture et du discours d'autrui dans les romans de Jacques Poulin. Elle montre comment l'autoréflexivité et la dimension intertextuelle de ces romans sont au service d'une stratégie communicative qui apostrophe le lecteur réel et sollicite sa réplique. L'apparition d'intertextes romanesques américains dans l'écriture de Poulin révèle à la fois la familiarité de l'écrivain avec la littérature américaine et l'affranchissement d'une certaine tutelle littéraire et culturelle européenne.


 La voix et l’événement (Pour une analytique du discours métalittéraire)
Titres disponibles sur demande préalable
Koenraad Geldof
ADOPTANT une démarche rigoureusement interdisciplinaire, sociocritique et comparative, Koenraad Geldof essaie de saisir comment et dans quelles conditions le discours métalittéraire (structuralisme) a pu devenir un mode de véridiction scientifique ou, selon la problématique déconstructive de Derrida, identitaire. S'inscrivant d'emblée dans un dialogue ouvert avec le discours métalittéraire et la problématique déconstructive au lieu de proposer un nouveau type de discours théorique ou méthodologique sur la littérature, il favorise une approche analytique qu'il nomme reconstruction en tant qu'elle.
En coédition avec les Presses Universitaires de Louvain


 Le roman de l’Histoire (Politique et transmission du nom dans Prochain Épisode et Trou de mémoire de
Titres disponibles sur demande préalable
Jacques Cardinal
LE ROMAN invente l'histoire et certains romans incitent à la lecture de notre histoire. Ce fut le cas des deux premiers romans publiés de Hubert Aquin. Ainsi est il possible de lire, à travers une certaine représentation du politique, le désir que celui ci avait de nommer sinon de résoudre une impasse historique qu'il attribuait à la situation coloniale du Québec et dont Jacques Cardinal analyse ici la construction imaginaire du romanesque aquinien au delà de la question idéologique ou de celle de l'engagement de l'auteur. Cette nouvelle lecture d'Aquin vise le nom propre et sa logique, celle du sujet de l'écriture dont le désir cherche sa loi et sa légitimité.



 Rythme et sens (Des processus rythmiques en poésie contemporaine)
Titres disponibles sur demande préalable
Lucie Bourassa
Le rythme longtemps confondu avec le mètre, joue un rôle dans la pluralisation du sens en poésie moderne depuis Mallarmé et, c'est l'hypothèse de cet ouvrage monumental, contribue à la spécificité des modes de signification du discours. Après avoir décrit les conditions et défini les propriétés qui permettent la formation du rythme, puis proposé une méthode d'analyse des marques discursives de sa manifestation, Lucie Bourassa met à l'épreuve cette théorie et cette méthode à travers trois œuvres poéti¬ques, celles de Jean Tortel, d'André du Bou¬chet et de Michel van Schendel, afin de montrer que le rythme jette aussi un pont entre deux expériences temporelles : l'énonciation et la lecture.


 Représentation et idéologie (Les téléromans au service de la publicité)
Titres disponibles sur demande préalable
Licia Soares de Souza
La fiction télévisuelle occupe une place de plus en plus grande dans la formation de l'imaginaire moderne. Elle entraîne à des degrés divers l'adhésion aux mondes re¬présentés, selon la crédibilité des univers discursifs mis en relation dans les textes sériés. Cet ouvrage propose une lecture des feuilletons télévisés de la Rede Globo brésilienne qui exporte ses séries vers plus de cinquante pays. Avec l'aide de la sémiotique, il examine les outils nécessaires pour décrire les modalités d'introduction du discours publicitaire dans la fiction narrative.


 Le corps, l’Histoire, le territoire (Les rapports de genre dans le cinéma algérien)
Titres disponibles sur demande préalable
Ratiba Hadj Moussa
À PARTIR d'un questionnement anthropologi¬que, sociologi¬que et narratologique, Ratiba Hadj Moussa mon¬tre com¬ment le cinéma participe pleinement du mode de production de l'ima¬ginaire d'une société, en l'occurrence la société algérienne d'après l'Indépendance. Plus spécifiquement, elle analyse comment, dans le cinéma algérien, s'effectue la mise en scène des rapports entre les femmes et les hommes, et, surtout, la place qu'occupent le corps et la sexualité.
En coédition avec Publisud


 La poétique de l’inassouvissement (L'esthétique et le politique dans l'œuvre de S. I. Witkiewicz)
Titres disponibles sur demande préalable
Michel Peterson
Contrairement à l'œuvre de W. Gombrowicz, celle de S.I. Witkiewicz (ou Witkacy, comme il aimait à se désigner) est encore assez mal connue du public francophone, bien que par sa modernité elle se rapproche de celle de Proust, Musil, Broch et autres. Philosophe, esthéticien, poète, dramaturge, romancier, peintre, dessinateur et photographe, Witkacy a laissé une œuvre immense, parado¬xale et ambivalente. Il est étonnant dans ces conditions qu'un chercheur québécois, Michel Peterson, lui consacre une étude d'ensemble très fouillée. Avant d'analyser plus spécifiquement L'Inassouvissement — roman d'anticipation que d'aucuns considèrent comme le chef d'œuvre de Witkacy —, entre autres à partir des grandes catégories stylistiques du roman européen développées par Bakhtine, Michel Peterson procède d'abord à la reconstruction du projet philosophique et esthétique avec lequel le roman entre en conflit, à condition de ne pas traduire celui ci en un fait de langue particulier à son auteur ou en une autobiographie déguisée.


 Victor Hugo et l’art de convaincre (Le récit hugolien : rhétorique, argumentation, persuasion)
Titres disponibles sur demande préalable
Albert W. Halsall
Cet ouvrage propose un modèle narratologique sémio rhétorique qui<%0> explique autant la productionque la réception virtuelle du récit, c'est à dire les mécanismes persuasifs. L'analyse de l'êthos, du pathos et du logos narratifs expose la fonction pragmatique de récits qui combinent une rhétorique à fonction persuasive avec une logique à fonction sémiotique. Pourquoi avoir chosi les romans de Victor Hugo ? Qu'il s'agisse du désir d'améliorer le sort des pauvres (Les Misérables, L'Homme qui rit), ou d'abolir la peine capitale (Le Dernier Jour d'un condamné à mort), l'argumentation rhétorique lui offrait les stratégies discursives (éthiques, pathiques, logiques) nécessaires à la persuasion. À des degrés différents, chacun de ses romans possède les traits génériques caractéristiques de l'exemplum, c'est à dire du récit exemplaire.


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